Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait arriver à Berlin lundi après-midi avant les négociations prévues avec la chancelière Angela Merkel dans le cadre d’une série de réunions gouvernementales entre les gouvernements israélien et allemand.

Netanyahu sera accompagné par le ministre de l’Energie et de l’Infrastructure, Yuval Steinitz, le ministre du Logement, Yoav Galant, le ministre de l’Intégration, Zeev Elkin, et la ministre de la Justice, Ayelet Shaked. Les quatre ministres rencontreront leurs homologues allemands pendant les pourparlers.

Netanyahu et Merkel se rencontreront mardi à la chancellerie allemande et devraient aborder les développements régionaux au Moyen-Orient, y compris la crise des réfugiés syriens et les efforts internationaux pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens.

Avant son départ, Netanyahu avait rencontré lundi matin l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU Samantha Powers, actuellement en visite en Israël, pour discuter de la vague actuelle de violence entre Israéliens et Palestiniens.

Netanyahu a projeté une vidéo montrant des exemples d’incitation à la violence palestinienne dans les écoles, les médias officiels et des discours de dirigeants, selon un communiqué.

Benjamin Netanyahu, à droite, lors d'une rencontre avec Samantha Power à Jérusalem le 15 février 2016 (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Benjamin Netanyahu, à droite, lors d’une rencontre avec Samantha Power à Jérusalem le 15 février 2016 (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Netanyahu a également rencontré lundi matin les ministres des Affaires étrangères de l’Islande et de la Norvège lors de deux entrevues séparées au cours desquelles il a évoqué des relations bilatérales et pour réitérer les propos qu’il avait tenus avec Power, selon le communiqué.

La dernière rencontre entre Netanyahu et Merkel remonte au mois d’octobre dans le cadre de la coopération gouvernementale entre l’Allemagne et Israël. Au cours de cette réunion, également organisée à Berlin, Merkel a souligné la responsabilité de sa nation dans l’Holocauste. Netanyahu, quant à lui, avait suscité la controverse en affirmant qu’un dirigeant palestinien avait donné l’idée à Hitler d’exterminer les Juifs.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g) et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin le 21 octobre, 2015. (Crédit : AFP PHOTO / TOBIAS SCHWARZ)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g) et la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin le 21 octobre, 2015. (Crédit : AFP PHOTO / TOBIAS SCHWARZ)

« L’Allemagne prend sa responsabilité pour l’Holocauste », a déclaré Merkel à Netanyahu.

Avant sa visite de l’année dernière, Netanyahu avait déclenché un tollé en suggérant que le Grand Mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, un sympathisant nazi a persuadé Hitler de mettre en place l’Holocauste, où six millions de Juifs européens ont été systématiquement exterminés.

Netanyahu intervenait au sujet des accusations palestiniennes – le mufti était l’un des premiers à colporter de telles allégations contre les Juifs dans la Palestine mandataire – qu’Israël cherchait à changer le statu quo au mont du Temple à Jérusalem pour renforcer l’accès aux Juifs.

Les allégations sur les changements israéliens au mont du Temple sont considérées comme étant le déclencheur de la récente vague d’attaques contre les Israéliens dans et autour de Jérusalem.

Israël a nié à plusieurs reprises les allégations selon lesquelles il souhaite modifier le statu quo sur la colline, qui abrite la mosquée Al-Aqsa, et qui est sacrée aussi bien pour les Juifs et les Musulmans. Selon le statu quo, les Juifs peuvent se rendre sur le mont du Temple mais n’ont pas le droit d’y prier.

Le Times of Israel a contribué à cet article.