Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé dimanche l’Iran de chercher à ouvrir un « troisième front » contre Israël, sur le plateau syrien du Golan, tout en développant ses capacités nucléaires.

« Parallèlement aux actions du (groupe terroriste chiite libanais) Hezbollah dans le Nord et du (du groupe terroriste palestinien) Hamas dans le Sud, qui agissent sous sa supervision directe, l’Iran essaie de développer un troisième front sur le plateau du Golan, dans le sud de la Syrie, via des milliers de combattants du Hezbollah « , a affirmé Netanyahu lors du Conseil hebdomadaire des ministres.

Un raid de l’armée israélienne dans la partie du Golan contrôlée par la Syrie avait tué le 18 janvier six membres du Hezbollah — soutenu par l’Iran et qui combat en Syrie aux côtés des troupes du régime de Bashar el-Assad – ainsi qu’un général des Gardiens de la Révolution, l’armée d’élite iranienne.

Netanyahu a déploré le fait que le « terrorisme meurtrier » de Téhéran n’ait « pas empêché la communauté internationale de continuer à négocier un accord nucléaire avec l’Iran qui va lui permettre de construire la capacité industrielle pour développer des armes nucléaires ».

Le Premier ministre israélien, en campagne pour les législatives du 17 mars, prononcera le 3 mars au Congrès américain un discours sur l’Iran, sujet de discorde entre le Congrès et le président américain.

L’Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de s’entendre sur un accord global autorisant certaines activités nucléaires civiles mais qui empêcherait Téhéran de se doter de l’arme atomique, en échange de la levée des sanctions internationales qui pèsent sur son économie.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry devait avoir dimanche à Genève de nouveaux entretiens avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, après avoir souligné la veille le « chemin à parcourir » avant un accord.