Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accueilli avec satisfaction mardi la nouvelle de la libération prochaine de l’espion israélien Jonathan Pollard, après trente ans passés en prison aux Etats-Unis.

« Après des décennies d’effort, Jonathan Pollard va enfin être libéré », a déclaré Netanyahu, cité par ses services. « Nous attendons sa libération avec impatience », a-t-il ajouté.

Les avocats de Pollard aux Etats-Unis ont indiqué que celui-ci devrait retrouver la liberté le 21 novembre prochain.

« Pendant tout le temps qu’il a passé en prison, j’ai systématiquement posé la question de sa libération lors de mes rencontres et conversations avec les dirigeants des administrations américaines qui se sont succédées », a ajouté le Premier ministre israélien.

Pollard, un ancien analyste civil du renseignement à la Navy, arrêté en 1985 et condamné deux ans plus tard pour s’être livré à d’importants actes d’espionnage au profit d’Israël, devrait bénéficier d’une libération conditionnelle en novembre prochain.

Cette décision mettrait pratiquement fin à une affaire sensationnelle, ayant sérieusement altéré les relations entre Washington et son principal allié au Proche-Orient.

« Trente ans de souffrance vont prendre fin en novembre, pas par gentillesse mais grâce à la loi », a écrit en hébreu sur sa page Facebook la ministre israélienne de la Justice Ayelet Shaked. « Non en raison de l’accord catastrophique entre les Etats-Unis et l’Iran mais en raison de la loi », a-t-elle ajouté.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a également nié, pour sa part, que la libération conditionnelle de Pollard soit liée à l’accord du 14 juillet sur le nucléaire iranien, auquel Israël s’est violemment opposé.