Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est revenu jeudi sur ses déclarations faites au cours campagne rejetant la possibilité d’une solution à deux Etats, annonce Andrea Mitchell de NBC,

« Je ne veux pas d’une solution à un Etat. Je veux une solution pacifique durable, à deux Etats », a déclaré Benjamin Netanyahu lors de sa première interview accordée à un média américain depuis sa victoire électorale.

Le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, qui vient de remporter les législatives, a affirmé jeudi qu’il ne voyait « aucune alternative à la coopération » entre les Etats-Unis et Israël.

Malgré les « différends » qui marquent sa relation avec l’administration Obama, Benjamin Netanyahu a assuré que « nous travaillerons ensemble ».

« Il n’y a aucune alternative. Nous sommes alliés », a-t-il souligné dans une interview à NBC, la première accordée à un média américain depuis sa victoire électorale.

« Nous avons des différends, mais tant de choses nous unissent. La situation au Moyen-Orient est très dangereuse et représente un défi pour nous tous », a-t-il encore expliqué.

« L’Amérique n’a pas de plus grand allié qu’Israël et Israël n’a pas de plus grand allié que les Etats-Unis », a poursuivi Benjamin Netanyahu.

L’annonce de sa victoire lors des élections de mardi a été froidement accueillie à Washington.

Netanyahu a confirmé que le secrétaire d’Etat John Kerry l’avait appelé mercredi, mais qu’il n’avait pas encore reçu de coup de fil de félicitations du président Barack Obama, avec lequel les relations sont pour le moins houleuses, notamment sur l’accord en préparation sur le nucléaire iranien et son refus d’un Etat palestinien.

« Je suis certain que je parlerai bientôt au président Obama », a estimé le Premier ministre israélien.

Netanyahu avait provoqué des remous à la Maison Blanche lorsqu’il était venu au début du mois s’adresser aux élus du Congrès à Washington, à l’invitation des adversaires républicains de M. Obama.

L’annonce de sa victoire lors des élections de mardi a été froidement accueillie à Washington.

Netanyahu a confirmé que le secrétaire d’Etat John Kerry l’avait appelé mercredi, mais qu’il n’avait pas encore reçu de coup de fil de félicitations du président Barack Obama, avec lequel les relations sont pour le moins houleuses, notamment sur l’accord en préparation sur le nucléaire iranien et son refus d’un Etat palestinien.

Il est revenu sur ses propos de campagne en niant tout rétropédalage : « Je n’ai pas changé de politique, insiste-t-il. Je ne retire pas les propos tenus lors de mon discours à l’université de Bar-Ilan, il y a six ans, qui appelait à un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaît l’Etat juif ».

« Je suis certain que je parlerai bientôt au président Obama », a estimé le Premier ministre israélien.

La Maison Blanche a indiqué jeudi que Barack Obama pourrait appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « dès aujourd’hui » [jeudi] à la suite de la victoire de ce dernier lors des législatives israéliennes de mardi.

Le président américain n’a pas encore parlé avec Netanyahu. Les déclarations de ce dernier affirmant qu’il n’était plus favorable à solution à deux Etats obligent les Etats-Unis à « réévaluer leur position », a réaffirmé Josh Earnest, porte-parole de Obama, tout en précisant qu' »aucune décision » n’avait été prise à ce stade.

Mercredi, l’administration Obama avait critiqué de manière acerbe des déclarations de campagne de Netanyahu, indiquant même que si Netanyahu rejetait la voie des négociations pour une solution à deux Etats, les Etats-Unis soutiendraient les initiatives palestiniennes visant à déclarer unilatéralement l’indépendance par le biais de l’Organisation des Nations unies.

Netanyahu avait provoqué des remous à la Maison Blanche lorsqu’il était venu au début du mois s’adresser aux élus du Congrès à Washington, à l’invitation des adversaires républicains de M. Obama.

Les Palestiniens doivent mettre fin à « leur pacte » avec le Hamas

Benjamin Netanyahu, s’est aussi adressé jeudi aux Palestiniens. Il souhaite qu’ils « s’engagent dans des négociations de paix sincères » avec Israël et « abandonnent leur pacte » avec le mouvement islamiste Hamas.

« Si vous voulez la paix, vous devez obtenir des dirigeants palestiniens qu’ils abandonnent leur pacte avec le Hamas et s’engagent dans des négociations sincères avec Israël », a-t-il poursuivi dans lors de son interview.

« Nous avons besoin de la reconnaissance d’un Etat juif et d’une vraie sécurité afin d’avoir une solution à deux Etats qui soit réaliste », a-t-il ajouté.

Pour obtenir une paix « réalisable », « vous devez avoir de réelles négociations avec des gens engagés pour la paix. Il est temps de voir la pression sur les Palestiniens montrer qu’ils (y) sont engagés aussi », a estimé le dirigeant israélien sortant.

Les pays occidentaux insistent eux sur une relance du processus de paix en vue d’un accord sur la base de deux Etats,

Saluant du bout des lèvres mercredi la victoire de Netanyahu, la Maison Blanche avait réaffirmé son soutien à une solution à deux Etats.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a estimé pour sa part jeudi qu’il serait impossible de parvenir à la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël avec le gouvernement que devrait former prochainement Netanyahu.

Le Premier ministre a aussi profité de cette interview pour rejeter les accusations selon lesquelles il est raciste après avoir brandi lors de sa campagne le spectre du « danger » du vote arabe, suscitant les inquiétudes de la Maison Blanche.

Le jour même du vote, Netanyahu avait brandi le spectre d’un déplacement « en masse » des électeurs arabes aux urnes grâce au financement de l’étranger pour convaincre les indécis et les abstentionnistes à se rendre aux bureaux de vote.

Il rappelle les actions qu’il a mené pour la communauté arabe et affirme qu’il continuera « à faire cela – avec mon gouvernement – pour avoir une vraie intégration des citoyens arabes en Israël et dans l’économie israélienne, dans la haute technologie israélienne et dans la société israélienne. Mon engagement est réel et restera réel ».

Netanyahu a conclu en ajoutant qu’il était « fier » d’être le Premier ministre de tous les Israéliens, juifs ou arabes.