Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu dimanche devant ses ministres sont projet de loi pour « ancrer » dans la Constitution le statut d’Israël comme Etat national pour le peuple juif, a rapporté la radio publique.

« On ne peut pas dire d’un côté, que l’on veut se séparer des Palestiniens pour empêcher l’installation d’un état bi-national, ce qui est valable, et d’un autre côté exiger un Etat bi-national, juif et arabe, dans les frontières définitives de l’Etat d’Israël », a déclaré le Premier ministre à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

« L’Etat d’Israël garantit la pleine égalité des droits individuels à tous les citoyens d’Israël, mais il n’est l’Etat que d’un et un seul peuple, le peuple juif », a ajouté le Premier ministre israélien, dont les propos ont été retransmis par la radio.

Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi son intention de soumettre une loi au Parlement pour inscrire constitutionnellement le statut d’Israël comme Etat national pour le peuple juif.

Les Palestiniens rejettent cette exigence, soulignant qu’ils ont reconnu Israël en 1993 et que l’accepter reviendrait à renoncer sans contrepartie au « droit au retour » des réfugiés, ainsi qu’à leur propre histoire.

L’annonce de M. Netanyahu a été très mal accueillie au sein même de son gouvernement de coalition, la ministre de la Justice Tzipi Livni promettant qu’elle ne laisserait pas passer une telle loi.

Le chef du gouvernement a fait de la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif un élément cardinal d’un accord de paix, estimant que la « racine du conflit » entre Israéliens et Palestiniens est le rejet d’un Etat juif, et non l’occupation des Territoires palestiniens depuis 1967.

Selon une étude du Bureau central des statistiques publié en vue du 66ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël — célébré mardi prochain — la population arabe d’Israël représente 20.7 % de 8,18 millions d’habitants que compte le pays.