Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait proposer à la journaliste née aux Etats-Unis Caroline Glick une bonne place sur la liste du Likud en vue des élections du 17 mars.

Glick, célèbre et férue chroniqueuse du Jerusalem Post, auteure pour Makor Rishon et membre du Center for Security Policy basé aux Etats-Unis, obtiendrait la 11e place de la liste Likud de la Knesset, selon les médias samedi soir.

Glick s’identifie clairement avec la droite israélienne dans ses écrits, même si elle critiqué Netanyahu, notamment dans l’accord Shalit de 2011 – où plus de 1 000 prisonniers sécuritaires palestiniens ont été libérés contre le soldat Gilad Shalit retenu aux mains du Hamas à Gaza – qu’elle a qualifié d’immoral et irresponsable.

Un responsable du Likud a déclaré à Haaretz que Glick était l’un des noms à l’étude.

Netanyahu avait proposé la place à un autre journaliste israélien, Arel Segal, la semaine dernière, mais celui-ci l’a refusée.

Dans l’intervalle, la coprésidente du Camp sioniste Tzipi Livni a indiqué samedi soir qu’elle ne siégerait pas dans une coalition avec Netanyahu. « Je ne me vois pas comme une partenaire dans la voie de Netanyahu et du (chef de HaBayit HaYehudi Naftali) Bennett », a déclaré Livni à la Deuxième chaîne dans une interview.

Livni a précisé qu’elle parlait personnellement, et non au nom du Camp sioniste, le parti fusionné comprenant travailliste Isaac Herzog et sa propre faction Hatnua.

Le candidat déclaré du Camp sioniste au poste de ministre de la Défense, l’ancien chef du renseignement militaire Amos Yadlin, quant à lui, ne recevra pas de place sur la liste du parti. Yadlin a affirmé dans une interview télévisée la semaine dernière qu’il pourrait occuper la fonction de ministre de la Défense sans être député.

Le ministre des Finances annoncé du Camp sioniste, l’ancien conseiller économique Netanyahu Manuel Trajtenberg, en revanche, détiendra un siège à la Knesset, occupant la 11e position sur la liste du parti.

Livni et le chef du parti Yesh Atid Yair Lapid ont averti dans des interviews séparées samedi que Netanyahu détruisait la relation d’Israël avec la Maison Blanche à des fins politiques.

Livni et Lapid, tous deux anciens membres de la coalition de Netanyahu, se référaient au dernier incident qui a porté un coup aux relations entre Washington de Jérusalem : l’annonce de Netanyahu qu’il s’adressera au Congrès le 3 mars, un discours qu’il n’a pas coordonné avec la Maison Blanche et dans lequel il devrait fustiger la politique du président Barack Obama vis-à-vis de l’Iran.

Le ministre des Affaires stratégiques du Likud Yuval Steinitz, cependant, a affirmé que Netanyahu agissait par « souci pour la sécurité d’Israël » en projetant de parler au Congrès des dangers d’un mauvais accord avec un futur Iran nucléaire. « Aucun Premier ministre n’aurait refusé une invitation à parler » devant le Congrès, a pointé Steinitz.