Netanyahu s’est dit ouvert à une rencontre avec Abbas et les dirigeants arabes, car une telle conversation pourrait aider à freiner le cycle actuel de la violence, a déclaré le Premier ministre lors d’une brève conférence de presse, jeudi.

« Je suis prêt à le rencontrer. Il n’est pas disposé à me rencontrer », a-t-il regretté.

Il a ajouté qu’Israël tentait toujours d’appréhender les suspects impliqués dans le bombardement de la maison de la famille Dawabsha en juillet mais que l’absence de résultats ne justifie pas les attaques contre les Israéliens.

Les revendications de l’utilisation d’une force excessive sont « sans fondement », affirme Netanyahu

Répondant à la question de savoir s’il était prêt à reprendre les négociations, il a répondu : « je l’ai appelé pour cela à plusieurs reprises. Y compris dans mon discours à l’ONU » et qu’il était ouvert pour cela maintenant.

Netanyahu a ajouté que, avant les négociations, les deux parties devaient « réduire les flammes » du conflit. « Nous ne pouvons pas avoir à la fois la terreur et la paix. Arafat a tenté de le faire et nous avons vu où cela nous a conduit ».

Interrogé au sujet des affirmations du département d’Etat qui accusent Israël d’utiliser une force excessive, Netanyahu les juge « sans fondement ».

« Il n’y a rien de vrai dans l’affirmation selon laquelle nous utilisons une force excessive. Qu’auriez-vous fait si les gens de New York, de Paris ou de Londres avaient fait cela ? Regardez le nombre de victimes », a-t-il dit.

Netanyahu veut combattre les « gros mensonges » avec la vérité

Le Premier ministre a affirmé que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, répand « deux gros mensonges » : le changement du statu quo sur le mont du Temple et la mort d’un adolescent palestinien de 13 ans qui a attaqué des Israéliens quelques jours plus tôt à Pisgat Zeev.

« La seule façon dont nous pouvons combattre ce mensonge… c’est de dire la vérité », a-t-il expliqué. « Voilà ce que nous allons faire aujourd’hui ».

Il a dénoncé ce qu’il a appelé la « fausse symétrie entre les victimes israéliennes et les attaquants palestiniens ». Il a mis les attaques sur le compte de l’incitation palestinienne continue à la violence.

« Nous attendons de tous nos amis de regarder les faits, de voir ces faits, de ne pas tirer de fausse symétrie », a-t-il précisé.