Plusieurs ministres du Likud ont soutenu publiquement le Premier ministre Benjamin Netanyahu dimanche après-midi, alors que ce dernier est sous pression en raison des derniers développements des enquêtes sur des faits de corruption dont il fait l’objet. Quelques heures auparavant, le Premier ministre avait subtilement critiqué ses ministres pour la tiédeur de leur soutien.

Les ministres du Likud Gilad Erdan et Gila Gamliel, et l’ancien ministre du Likud et rival de Netanyahu Gideon Saar, ont appelé le public à s’abstenir de tout jugement tant que le tribunal ne se serait pas prononcé sur les enquêtes impliquant le Premier ministre.

Ils ont ainsi rejoint les ministres du Likud Yisrael Katz, Miri Regev, Ayoub Kara et Tzahi Hanegbi, ainsi que la vice-ministre Tzipi Hotovely, qui ont soutenu Netanyahu. Les confidents de Netanyahu qui sont aussi des poids lourds du Likud se sont cependant remarquablement abstenus de s’exprimer, comme Yuval Steinitz, Zeev Elkin et Yariv Levin, ainsi que le président de la Knesset, Yuli Edelstein.

« Le Premier ministre dirige l’Etat d’Israël de manière responsable et professionnel, et nous devons le soutenir en raison des attaques politiques et médiatiques à son encontre, a dit Erdan, le ministre de la Sécurité intérieure. Les déclarations selon lesquelles le Premier ministre est coupable jusqu’à preuve du contraire sont grotesques et n’ont pas leur place dans un état démocratique. »

Gila Gamliel, ministre Likud de l'Egalité sociale, à Eilat, dans le sud d'Israël, le 29 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Gila Gamliel, ministre Likud de l’Egalité sociale, à Eilat, dans le sud d’Israël, le 29 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Gamliel, qui est ministre de l’Egalité sociale, a appelé la population à « calmer le jeu ».

« Laissons les autorités faire leur travail, et accordons au Premier ministre la présomption d’innocence qu’il mérite légalement, comme tous les autres citoyens d’Israël », a-t-elle dit.

Saar, vu comme un futur concurrent de Netanyahu, a lui aussi défendu le Premier ministre.

« Il n’y a aucune raison pour que le Premier ministre démissionne, et ce n’est pas bien », a écrit Saar sur Facebook, ajoutant qu’il espérait que Netanyahu ressortirait finalement innocent de toute malversation.

Dans le parti HaBayit HaYehudi, partenaire de la coalition de Netanyahu, le ministre de l’Agriculture Uri Ariel et le député Betzalel Smotrich ont déclaré dans un communiqué que Netanyahu ne serait pas obligé de démissionner même s’il était inculpé. La ministre de la Justice, du même parti, avait tenu des propos similaires ces derniers jours.