Le Premier ministre Benjamin Netanyahu était furieux contre la ministre de la Justice, Tzipi Livni, et voulait la renvoyer samedi soir pour avoir rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Londres, selon le quotidien Maariv jeudi.

Il n’a fléchi que lorsque c’est devenu clair que la perte de Livni mettrait en danger sa coalition.

Netanyahu n’a pas approuvé la réunion à l’avance, et n’a appris que pendant son vol de retour du Japon jeudi dernier qu’elle allait avoir lieu.

En outre, selon le rapport, Livni n’aurait pas prévenu le Premier ministre, qui a probablement été alerté lorsque l’une des personnes impliquées dans la planification de la réunion a informé l’un des membres du personnel de Netanyahu.

Le Premier ministre était enragé lorsqu’il a été mis au courant des plans de Livni, selon l’article. Les observateurs cités racontent : « Nous n’avons jamais vu Bibi aussi furieux ».

Netanyahu a appelé Livni, qui a affirmé qu’elle avait l’intention de l’informer de la réunion une fois que tous les détails auraient été finalisés, et qu’elle avait tenté de le contacter alors qu’il était au Japon, mais en a été incapable à cause du décalage horaire.

Livni aurait expliqué qu’elle n’avait pas l’intention de négocier, mais qu’elle rencontrait tout simplement le président de l’AP, ce qu’aucun ministre israélien n’avait fait depuis un an.

Elle a soutenu qu’il était important de sonder Abbas sur les négociations récemment interrompues, et de savoir ce qu’il avait en tête pour l’avenir concernant la paix avec Israël et la réconciliation avec le Hamas.

Livni, émissaire en chef d’Israël aux pourparlers de paix, a souligné à Abbas la gravité d’avoir donné son accord pour l’établissement d’un gouvernement d’union entre son parti – le Fatah – et le Hamas, selon la Deuxième chaîne.

Dans le sillage du pacte d’unité, le cabinet clé de la sécurité d’Israël, dont Livni est membre, a voté à l’unanimité la suspension des négociations avec l’Autorité palestinienne, en expliquant qu’Israël ne pouvait pas tenir des pourparlers de paix avec un gouvernement soutenu par le Hamas, une organisation terroriste islamique dont le but est la destruction d’Israël.