Dans un éloge funèbre à la Knesset, au lendemain de l’Initiative de paix française, Netanyahu a loué le défunt président pour son engagement envers la paix, mais a souligné que le paix « ne viendra pas d’en haut » et ne sera pas imposée à Israël dans « des instances futiles ».

Elle ne pourra être atteinte que via des négociations directes avec les Palestiniens.

« En plus de notre aspiration à la paix, nous devons constamment nous renforcer [militairement] », a affirmé Netanyahu, avant d’ajouter que Peres approuverait cela.

Le Premier ministre a salué la contribution de Peres à l’État d’Israël, notamment en ce qui concerne la défense.

À la fin de sa vie, « Shimon parlait d’un nouveau Moyen-Orient, dans lequel la paix est la solution », a poursuivi Netanyahu. « Malheureusement, cela ne s’est pas concrétisé » de son vivant.

Dans son discours, Netanyahu n’a pas évoqué les diverses enquêtes dont il fait l’objet.

Le chef de l’opposition Herzog a décrit Peres comme « l’un des plus grands dirigeants du peuple juif des dernières générations ».

« Pas uniquement à cause de sa carrière politique », ajoute-t-il, « mais grâce à ses activités révolutionnaires dans tous les domaines », y compris la défense, le social, l’économie et l’éducation.

« Mais je pense que par-dessus tout cela, Shimon Peres restera dans les annales comme celui qui a regardé la réalité en face au lieu d’être dissuadé, ou de la laisser telle quelle, il a choisi de la changer », dit-il.