Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mené lundi sa campagne électorale dans les rues de Jérusalem, avec une visite à l’emblématique marché Mahané Yehuda, où il a visité des stands et s’est arrêté pour prendre un café.

Le Premier ministre, qui était accompagné par la deputée du Likud Miri Regev, s’est déplacé à travers les ruelles étroites du marché entouré d’une phalange de gardes de sécurité et de policiers.

« Je me souviens du shouk [marché] de mon enfance, a écrit Netanyahu sur sa page Facebook après la visite. Il a connu beaucoup de hauts et de bas. Il y a eu les moments difficiles d’attaques terroristes. Je suis fier que notre politique déterminée vise d’abord et avant tout à préserver la sécurité à Jérusalem et à apporter la prospérité au shuk. »

« Merci, les gens du shouk Mahane Yehuda, pour le soutien et l’accueil chaleureux » a-t-il écrit à propos des gens qui travaillent dans ce marché considéré comme un bastion des électeurs traditionnels du Likud.

La Deuxième chaîne a rapporté que pour des raisons de sécurité les médias locaux n’ont pas été prévenus de cette visite. Elle a également affirmé que les services de sécurité démentent que les préoccupations sécuritaires ont empêché la couverture médiatique.

Le Premier ministre et chef du Likud, Benjamin Netanyahu avec la deputée Miri Regev au cours d'une visite au marché Mahané Yehuda de  Jérusalem, le 9 mars  2015. (crédit photo: Flash90)

Le Premier ministre et chef du Likud avec la deputée Miri Regev au marché Mahané Yehuda  (crédit photo: Flash90).

Pour sa part, le site d’information Ynet a cité une source proche du Likud prétendant que les organisateurs craignaient que le Premier ministre soit confronté à des manifestations de critique de sa politique économique.

Bien que l’on n’ait signalé aucun comportement indiscipliné, une propriétaire a affirmé avoir manifesté contre le gouvernement.

La critique a eu lieu quand Netanyahu a pris le temps de se faufiler avec son entourage dans le café Sirtaki et y a commandé une boisson. Le Premier ministre a payé son café avec un billet de 100 shekels (23 euros), qu’il a intelligemment tiré de sa poche.

La propriétaire du troquet, identifiée seulement comme Orit, a dit à la Deuxième chaîne avoir rendu à Netanyahou la monnaie avec un nombre inutilement élevé de pièces.

« C’était important pour moi de lui rappeler que même s’il soulève la menace iranienne … nous autres, entrepeneurs indépendants, avons des difficultés quotidiennes pour nous en sortir, même pour la petite monnaie. »