Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué qu’Israël envisageait de quitter le Conseil des droits de l’Homme suite à la publication d’un rapport sur d’éventuels crimes de guerre commis pendant le conflit de Gaza de l’été dernier, affirme la radio militaire.

L’annonce de Netanyahu est survenue au cours d’une réunion avec des hauts diplomates israéliens, parmi lesquels l’ancien ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui a rappelé au Premier ministre qu’Israël s’était déjà retiré du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU dans le passé mais que Netanyahu avait choisi de rejoindre le conseil un peu plus tard.

La Commission de l’ONU sur la guerre de Gaza se réunit à Genève

La commission d’enquête du Conseil des droits de l’Homme, qui a récemment publié un rapport sur le conflit de Gaza de l’été dernier, a présenté ses conclusions détaillées à un comité à Genève.

La présidente de la Commission, Mary McGowan, Davis a déclaré lors de la présentation que le fait qu’Israël n’ait pas changé ses politiques à la lumière des informations sur le nombre de décès et les dommages causés à la bande de Gaza soulève des préoccupations au sujet de la conduite des hauts responsables israéliens, toujours selon la radio militaire. Elle a répété qu’Israël pourrait avoir commis des crimes de guerre pendant la guerre de 50 jours.

Davis a également souligné que le Hamas n’était pas exempt de responsabilité au sujet du bilan meurtrier du conflit. Elle a ajouté que le groupe avait intentionnellement tiré des roquettes sur des lieux où se concentraient des civils israéliens et qu’il avait creusé des tunnels d’attaque menant à travers la frontière sur le territoire israélien. Elle note que les missiles ont été tirés sur Israël depuis des zones peuplées dans la bande de Gaza, mettant ainsi en danger la vie des Palestiniens.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Evyatar Manor, a souligné aujourd’hui qu’Israël avait décidé de ne pas coopérer avec la commission, car elle pointe exclusivement du doigt la culpabilité de l’Etat juif et que le rapport présente un parti pris évident.

Plusieurs résidents israéliens des communautés limitrophes de la bande de Gaza ont pris part à des manifestations, à Genève, devant la salle où la commission s’était réunie. Les manifestants ont déclaré à la radio de l’armée qu’ils manifestaient contre le rapport car il ne blâme pas le Hamas, qui, disent-ils, a, pendant des années, tiré des roquettes sur les civils israéliens et rendu insupportable la vie dans les localités proches de la bande de Gaza.