Benjamin Netanyahu a écarté les menaces du chef du parti Habayit Hayehudi. Il explique ne pas souhaiter se lancer dans de nouvelles élections mais qu’il ne ferait pas de compromis et prendrait cette direction dans le cas où Bennett choisissait de partir.

‘’Je ne souhaite ni ces élections ni la crise actuelle,’’ affirme Netanyahu durant un récent meeting avec des membres du Likud, selon Maariv. « Mais je ne compte pas commettre un suicide politique ou faire des pieds et des mains pour faire changer Bennett d’avis ».

La semaine passée, Bennett, a affirmé que les 12 députés de la Knesset appartenant à son parti quitteraient la coalition au cas où les pourparlers de paix reprenaient et qu’un accord de libération des prisonniers arabes était mis en place.

‘’Si une proposition de libération d’assassins est portée devant le gouvernement, Habayit Hayehudi s’y opposera,’’ a-t-il déclaré jeudi dans la soirée.

« Si la proposition passe – Habayit Hayehudi quittera un gouvernement qui permet la libération d’assassins ayant la nationalité israélienne.’’

D’importants responsables du Likud estiment que le Premier ministre n’aurait pas d’autre choix que d’appeler à de nouvelles élections si le parti de Naftali Bennett venait à se retirer.

La possible libération de citoyens Arabes israéliens inculpés pour des actes de terrorisme a rencontré une considérable opposition au sein de la coalition. Les politiciens les plus bellicistes y voient une violation de la souveraineté israélienne.

Des membres de Habayit Hayehudi – ainsi que le député et ministre de la Défense Danny Danon  (Likud) – ont menacé le mois dernier de quitter le gouvernement, avant que la proposition de libération des prisonniers ne soit rejetée.

La libération d’un quatrième contingent de 104 prisonniers arabes israéliens avait été négociée en juillet dernier et finalement annulée à la fin du mois de mars après que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ait demandé l’adhésion à 15 traités internationaux, dont certains liés à l’ONU, ce qui avait été considéré comme une violation de l’engagement de Ramallah de ne pas chercher à être reconnu comme Etat indépendant auprès de l’ONU.

Les responsables israéliens ont exigé qu’une reprise des négociations implique une annulation de ces candidatures. Les Palestiniens ont fermement rejeté cette option.