Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu dimanche que tout accord nucléaire avec l’Iran qui laisserait au pays la capacité d’enrichir de l’uranium serait « catastrophique ».

« Ce serait un désastre pour les Etats-Unis et pour tout le monde », a souligné M. Netanyahu dans une interview à Fox News Sunday.

Les chefs des diplomaties des puissances occidentales se réunissaient dimanche à Vienne avec Téhéran pour tenter de s’entendre sur le nucléaire iranien, alors que les discussions marathon entament leur dernière ligne droite avant le 20 juillet, date butoir à laquelle un accord définitif est censé avoir été conclu.

Mais les Occidentaux se montraient peu optimistes quant à une percée rapide dans les négociations, tandis que Téhéran a estimé que la confiance devait aller « dans les deux sens ».

Les différends portent essentiellement sur la capacité d’enrichissement d’uranium réclamée par l’Iran. Enrichi à un niveau élevé, l’uranium peut servir à fabriquer la bombe atomique. A un faible degré, il sert de combustible aux centrales nucléaires pour la production d’électricité.

« Ce serait un mauvais accord que les Iraniens puissent garder du matériel enrichi et la capacité d’en enrichir suffisamment pour pouvoir fabriquer une bombe, et laisser les inspecteurs sur place leur faire confiance » sur le fait qu’ils ne vont pas aller jusque-là, a-t-il indiqué.

« Ce serait un très mauvais accord », a insisté le Premier ministre israélien, prévenant que ce serait « pire que pas d’accord du tout ».

« J’espère vraiment que cela ne va pas se produire. Ce serait un développement catastrophique, parce que le Moyen-Orient est en crise, la situation est chaotique, les pires militants, les chiites et les radicaux sunnites rivalisent les uns avec les autres », a-t-il dit.

« Si l’une de ces parties se retrouve avec entre ses mains des armes nucléaires, rien ne va plus ».

La communauté internationale veut obtenir de fermes garanties sur la nature strictement civile du programme nucléaire iranien, en échange de la levée des sanctions qui asphyxient l’économie de ce pays.