Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé mardi avoir décidé de dissoudre sa coalition et de convoquer de nouvelles élections.

Netanyahu, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a fustigé les ministres Yaïr Lapid et Tzipi Livni, a déclaré que la situation au sein du cabinet était telle qu’il était « impossible » pour lui de diriger le pays.

Netanyahu a déclaré que les résultats des élections précédentes, au cours desquelles son parti Likud n’a pas reçu « assez de sièges, » l’a vu aux prises avec un cabinet « contrariant » qui rendait la tâche de gouverner impossible pour lui.

« Il est impossible de faire toutes les choses qui sont importantes pour la sécurité de l’Etat d’Israël » avec l’actuel gouvernement, a déclaré Netanyahu.

Il a accusé à la fois Livni et Lapid d’adopter une tactique de « vieille politique » soulignant qu’ils tentaient d’orchestrer un « putsch » contre lui.

« Je ne vais pas tolérer l’opposition au sein du gouvernement, » a déclaré M. Netanyahu, annonçant officiellement la dissolution de la Knesset actuelle, envoyant de ce fait les citoyens de ce pays aux urnes pour la deuxième fois en trois ans.

La conférence de presse de Netanyahu est intervenue quelques heures après avoir annoncé qu’il limogeait à la fois Lapid et Livni de leurs postes ministériels, essentiellement pour rendre possible de nouvelles élections.

Le Premier ministre a nié l’accusation lancée par Lapid et Livni au sujet de l’accord qui aurait été conclu avec les partis ultra-orthodoxes.

« Je voulais que le gouvernement soit le plus large possible », a-t-il dit à la suite des élections précédentes.

Livni, dans une interview accordée à la Deuxième chaîne immédiatement après la conférence de presse de Netanyahu, a accusé le Premier ministre de faire preuve de lâcheté, préférant lui annoncé son renvoi au téléphone plutôt que de vive voix. « Il n’a même pas osé me regarder dans les yeux pour me virer. Il n’y avait pas de putsch fomenté contre lui. Pour autant que je sache, il a accompli d’inlassables efforts pour faire entrer les ultra-orthodoxes ».

La ministre de la Justice sortante a dit éprouver du « mépris » à l’égard de Netanyahu.

« J’espère juste que les citoyens israéliens ne tomberont pas pour cela, » dit-elle à la suite de ses remarques à la conférence de presse. « Il ne s’agit [pour lui] que de [renforcer sa position au sein du] Likud. »