Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche que le soutien de la communauté internationale à l’opération militaire israélienne à Gaza était « très fort ».

« Nous menons une opération complexe, intense et en profondeur à l’intérieur de la bande de Gaza qui est soutenue par le monde. Le soutien est très fort au sein de la communauté internationale », a déclaré le Premier ministre israélien lors d’une conférence de presse.

« En tant qu’Etat démocratique, Israël utilise des outils de légitime défense pour se battre contre ceux qui nous tirent des roquettes. Je pense que cette distinction est comprise par la plupart des dirigeants du monde », a ajouté M. Netanyahu, assurant qu’Israël « n’avait pas choisi d’entrer en guerre ».

Quelques heures plus tôt, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait condamné l’entêtement du Hamas à refuser un cessez-le-feu.

« On leur (au Hamas) a proposé un cessez-le-feu et ils l’ont refusé », a déclaré M. Kerry sur la chaîne de télévision ABC.

« C’est affreux, bien évidemment, la guerre est une chose affreuse. Et des choses horribles vont se produire. Mais ils (le Hamas) doivent admettre leur responsabilité », a insisté le chef de la diplomatie américaine.

Le ministre de la Défense israélien, Moshe Yaalon, également présent à la conférence de presse de M. Netanyahu, a laissé entendre que la mission de destruction des tunnels menant de Gaza au territoire israélien serait achevée rapidement.

« J’estime que d’ici deux ou trois jours la majeure partie des tunnels seront détruits », a-t-il affirmé, tandis que les opérations se sont étendues dimanche à des quartiers urbains en périphérie de la ville de Gaza.

Parmi les voix qui ont condamné sans appel l’opération israélienne, refusant l’argument de « légitime défense » martelé par le gouvernement israélien, se trouvent l’Iran et la Turquie, dont le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a accusé l’Etat hébreu de « terrorisme d’Etat » et de « génocide » à l’encontre des Palestiniens.

Le gouvernement palestinien et la Ligue arabe ont aussi condamné dimanche la violente offensive israélienne contre Chajaya, une banlieue située à l’est de la ville de Gaza, où plus de 60 Palestiniens ont été tués, parlant de « crime de guerre » et de « massacre ».

Selon les secours palestiniens, au moins 437 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont plus de 100 ce dimanche, en faisant la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne.

Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l’offensive « Bordure protectrice », le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006.