Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que les tentatives pour expliquer le terrorisme palestinien comme étant motivés par le désespoir étaient « erronées. » Les attaques terroristes, a-t-il dit, « ne proviennent pas de leur désespoir et de la frustration face à l’incapacité de construire. Elles viennent de leur désespoir et de la frustration face à leur incapacité à détruire ».

Il a contesté l’allégation de désespoir, en disant qu’elle « disculpe les Palestiniens de la responsabilité de leurs actes. » Il a noté que les Arabes avaient commis des attaques contre les Juifs en Israël « avant que l’Etat n’ait été fondé et après, avant qu’il y ait des territoires et des implantations et plus tard, quand il y a eu un processus de paix et quand il n’y en avait pas ».

Le Premier ministre s’exprimait lors d’un événement en l’honneur de l’ancien Premier ministre Yitzhak Shamir au centre Menachem Begin à Jérusalem.

Benjamin Netanyahu a ajouté que la plupart des violences palestiniennes contre les Israéliens était le résultat de l’incitation à la violence. Il a noté que les attaques arabes contre les Juifs en Israël dans les années 1920 « avaient commencé suite aux allégations du (grand mufti de Jérusalem) Haj Amin al-Husseini, selon lesquelles les Juifs étaient sur le point de détruire la mosquée al-Aqsa et de construire le troisième Temple à sa place. Cela sonne familier ? L’incitation à la violence continue, et les vagues de terreur continuent. »

28 Israéliens et 3 ressortissants étrangers ont été tués dans la vague de terrorisme et de violence palestinienne depuis le mois d’octobre. Près de 170 Palestiniens ont également été tués, environ les deux tiers d’entre eux tout en attaquant les Israéliens, et le reste lors d’affrontements avec des soldats, selon l’armée israélienne.

L’Iran a annoncé la semaine dernière qu’il offrirait une aide aux familles des personnes tuées dans la vague d’attentats palestiniens. L’Autorité palestinienne a dit qu’une aide financière directe serait inacceptable, et a demandé qu’un tel financement soit géré par l’AP, en omettant au passage de condamner le financement au terrorisme…

Le lendemain de l’annonce de l’Iran, Israël a dénoncé la mesure, Netanyahu disant qu’elle montrait que Téhéran «continuait à encourager le terrorisme. » Netanyahu a également accusé à plusieurs reprises l’AP de contribuer à inciter au cycle actuel du terrorisme palestinien.

L’AFP et Stéphanie Bitan ont contribué à cet article.