Israël se prête à des discussions indirectes avec les Palestiniens au Caire non pas pour parvenir à un accord de paix, mais pour renforcer sa sécurité, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans des propos rapportés mercredi.

« Il s’agit là de négociations sur des questions de sécurité et non pas de négociations de paix », dit-il dans la publication gratuite et pro-gouvernementale Israel Hayom.

« J’ai veillé à ce que cette délégation (envoyée au Caire) se concentre uniquement sur la sécurité », a-t-il ajouté.

C’est à dessein qu’il n’a pas adjoint à cette délégation son émissaire habituel et personnel pour les discussions avec les Palestiniens, Yitzhak Molcho, ni aucun ministre, a-t-il souligné.

Netanyahu évoquait les discussions menées par l’entremise des renseignements égyptiens avec les Palestiniens et consécutives à la guerre dans la bande de Gaza en juillet et en août.

Israéliens et Palestiniens ont conclu le 26 août un cessez-le-feu mettant fin à leur troisième guerre en six ans à Gaza. Ils étaient convenus de renvoyer à un mois les négociations sur les questions de fond, relatives à la bande de Gaza proprement dite et non au conflit global entre Israéliens et Palestiniens.

Une brève session de pourparlers s’est donc tenue mardi au Caire. Les deux parties sont tombées d’accord pour se retrouver fin octobre. Ce report était prévisible en raison des fêtes religieuses juives et musulmanes dans les jours à venir.

Parmi les questions de fond figurent la construction d’un port et la réouverture d’un aéroport à Gaza réclamées par les Palestiniens, au premier rang desquels le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

« Nous sommes prêts à tout envisager, dès lors que Gaza est démilitarisée et abandonne l’objectif de détruire Israël », a dit Netanyahu au quotidien en anglais Jerusalem Post. Ces deux exigences semblent pour l’heure inacceptables pour le Hamas.

« Le vrai problème, c’est comment nous assurer que les intérêts vitaux d’Israël en matière de sécurité sont respectés, et comment permettre en même temps la reconstruction de Gaza et l’acheminement de l’aide humanitaire conformément à nos exigences de sécurité, voilà ce qui sera au cœur des discussions et, en tout cas, au cœur de notre politique », a dit le Premier ministre.