Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué dimanche aux membres de son cabinet qu’il était prêt à donner aux Palestiniens un « Etat minus« .

« Ce que je veux donner aux Palestiniens », a indiqué le Premier ministre lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, selon les médias israéliens, « ce n’est pas exactement un Etat avec une pleine autorité – plutôt un « Etat minus« . C’est pour cette raison que les Palestiniens ne sont pas d’accord. »

Netanyahu n’est pas allé plus loin. Dans le passé, le Premier ministre avait indiqué qu’il était favorable à un Etat palestinien démilitarisé si ce dernier reconnaissait Israël en tant qu’Etat juif.

Netanyahu répondait au ministre des Sciences Ofir Akunis (Likud), qui a dit aux ministres qu’il était opposé à la position définie par le chef du gouvernement et qu’il rejetait pour sa part une solution à deux Etats.

Le ministre a souligné que c’était également la position officielle du Likud, selon le quotidien Haaretz.

« Si vous écoutiez les détails de mon positionnement, je suis certain que vous n’y seriez pas opposé », a expliqué le Premier ministre à Akunis.

Mustafa Barghouti, le 19 novembre 2014. (Crédit : capture d’écran/BBC)

Mustafa Barghouti, le 19 novembre 2014. (Crédit : capture d’écran/BBC)

Le responsable palestinien Mustafa Barghouti a critiqué les propos tenus par Netanyahu dans un entretien accordé au Palestine News Network.

Il a comparé ce projet aux Bantoustans, ces zones nationales qui avaient été créées par le gouvernement d’apartheid en Afrique du Sud pour y concentrer des membres de groupes ethniques, et désignés comme des Etats-nations autonomes au sein du pays.

Barghouti a expliqué que les Palestiniens ne se satisferont pas d’un Etat qui ne serait qu’un nom. Les Palestiniens revendiquent un pays avec une souveraineté totale et des frontières et ne veulent pas vivre « sous un régime d’apartheid qui perpétue l’occupation », a-t-il dit.

Au début du mois, l’ancien président américain Barack Obama avait mis en doute l’engagement de Netanyahu envers la solution à deux Etats.

Il avait déclaré que les actions menées par Netanyahu semblent indiquer qu’il ne soutient pas une solution à deux Etats avec les Palestiniens, soulignant l’accélération des constructions dans les implantations ces dernières années, « qui ne sont néanmoins pas contraintes par la sécurité d’Israël ».

Le président américain Donald Trump a signalé que son administration optera pour une approche plus amicale envers les politiques du gouvernement Netanyahu.