Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’Israël avait besoin des sous-marins pour parer aux menaces militaires portées contre le pays, dans un contexte d’interrogations sur sa décision de faire avancer un accord pour l’achat de trois nouveaux sous-marins allemands.

« L’armée israélienne est devenue l’une des armées les plus fortes et les plus sophistiquées au monde », a déclaré Netanyahu lors d’une cérémonie en hommage au premier Premier ministre d’Israël, David Ben Gurion.

« Quiconque menace notre existence se met en danger. C’est pour cela que nous nous armons avec des avions de chasse F-35, des sous-marins, des cyber[-armes] et des mécanismes défensifs comme le Dôme de Fer. »

Le mois dernier, il est apparu que l’avocat personnel de Netanyahu, David Shimron, représentait l’entreprise allemande en Israël, ce qui pourrait constituer un grave conflit d’intérêts.

David Shimron à Tel Aviv, le 17 février 2015. (Crédit : Ben Kelmer/Flash90)

David Shimron à Tel Aviv, le 17 février 2015. (Crédit : Ben Kelmer/Flash90)

Le procureur général, Avichai Mandelblit, a ordonné à la police d’ouvrir une enquête sur les accusations contre Shimron, qui aurait utilisé sa proximité avec Netanyahu pour pousser Israël à acheter plusieurs sous-marins à ThyssenKrupp, à obtenir le contrat de construction des navires qui défendront les champs de gaz naturel d’Israël, et lui permettre de construire un chantier naval en Israël.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a réagi mercredi avec indifférence aux récents articles détaillant la possession par l’Iran d’une part de ThyssenKrupp, déclarant que « le sujet était déjà connu ».

« Nous savions que l’Iran était actionnaire du groupe allemand depuis 2004 », a assuré Avigdor Liberman, dont les propos ont été diffusés par la télévision publique.

En évoquant la date de 2004, le ministre faisait allusion aux trois sous-marins commandés récemment, mais aussi aux cinq autres submersibles allemands dont Israël s’est équipé et d’un cinquième bâtiment qui doit être livré prochainement.

Avigdor Liberman a affirmé qu’Israël « n’avait pas d’autres choix » que le groupe allemand pour s’équiper de sous-marins.

Selon des responsables du ministère de la Défense cités par les médias, Israël a obtenu des responsables de TKMS des assurances que les Iraniens n’avaient pas accès à des informations confidentielles sur les sous-marins livrés et commandés par Israël.

Le groupe allemand a confirmé que l’IFIC a détenu 7 % de ses actions avant que cette participation descende sous les 5 % à partir de mai 2003, mais sans préciser le pourcentage exact que détient cet organisme iranien actuellement.