Le Premier ministre israélien a mis en garde dimanche les pays occidentaux contre un allègement des sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire controversé en contrepartie du soutien de la République islamique à la lutte contre le groupe Etat Islamique (EI).

L’Iran et six grandes puissances ont repris vendredi à New York leurs négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, sans grand espoir de conclure rapidement.

« Ils (les Iraniens) combattent l’Etat Islamique pour leurs propres intérêts », a dit M. Netanyahu cité dans un communiqué de son bureau.

« Ils combattent pour le leadership des islamistes qu’ils veulent imposer au monde », a ajouté le Premier ministre israélien.

Les Etats-Unis estiment que l’Iran, considéré jadis comme l’un de leurs pires ennemis, a « un rôle » à jouer dans la lutte contre les djihadistes de l’EI, même s’il n’est pas question de faire pour autant participer Téhéran à la coalition contre ce groupe ultra-radical.

Vendredi, le Département d’Etat avait indiqué que Washington et Téhéran avaient parlé de cette lutte contre l’EI en marge des pourparlers sur le nucléaire, qui se sont tenus mercredi et jeudi à New York.

Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) se sont donnés jusqu’au 24 novembre pour trouver un accord qui rendrait quasiment impossible à l’Iran de se doter de l’arme atomique, en échange d’une levée des sanctions internationales qui pèsent sur le pays.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme civil, ce que Téhéran dément.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman a appelé mercredi les grandes puissances à « rester fermes dans leurs négociations avec l’Iran et (à) maintenir les sanctions ».