Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a saisi l’occasion de la journée mondiale du souvenir de l’Holocauste mardi pour affirmer sa détermination à empêcher l’Iran d’avoir la bombe atomique et de commettre un « nouveau génocide » contre les Juifs.

Les Juifs et l’État d’Israël créé après la Deuxième Guerre mondiale sont visés par une haine remontant « à des temps immémoriaux », a dit Netanyahu au cours d’une visite au mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de l’Holocauste.

« Certaines choses ne changent pas. Mais je peux vous dire, moi, ce qui a changé. Nous avons changé. Les Juifs ont changé. Nous ne sommes plus ce peuple sans État cherchant sans fin un refuge. Nous ne sommes plus un peuple impuissant suppliant les autres de nous aider », a-t-il dit, « Aujourd’hui nous sommes capables de nous protéger et de défendre notre liberté ».

« Les ayatollahs iraniens nient la réalité de l’Holocauste tout en préparant un nouveau génocide contre notre peuple. Que les choses soient claires : le peuple juif se défendra par lui-même contre toute menace », a-t-il dit.

L’accord nucléaire que les grandes puissances cherchent actuellement à conclure avec l’Iran laisserait la République islamique en mesure de produire l’arme nucléaire en quelques mois, a-t-il dit.

Il « ne manquerait pas de déclencher dans la région une course à l’arme nucléaire qui transformerait le Proche-Orient en un baril de poudre. Un tel accord est tout bonnement inacceptable pour Israël. Nous nous y opposerons, et vigoureusement », a-t-il dit.

Netanyahu s’est alarmé d’un retour de l’antisémitisme, non seulement dans « l’intolérant Proche-Orient » mais aussi en Occident. Comme les Juifs, l’État d’Israël est lui aussi visé, y compris par certains organes « prétendument éclairés » de la communauté internationale.

Il a évoqué les actions du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, de la Cour pénale internationale et d’autres organisations pour dénoncer une « offensive » contre « la seule démocratie » de la région.

« Cette obsession vis-à-vis des Juifs et de leur État porte un nom. Cela s’appelle l’antisémitisme », a-t-il déclaré.