Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait se rendre à Londres au début du mois de septembre et y rencontrer le Premier ministre britannique David Cameron.
 
On s’attend à ce que les deux dirigeants évoquent les questions régionales, avec un accent particulier sur l’accord nucléaire conclu le 14 juillet entre l’Iran et les puissances mondiales et Téhéran, selon la Deuxième chaîne de télévision israélienne.

Des responsables britanniques ont dit à la chaîne que Cameron envisage de discuter de la situation dans la bande de Gaza, des pourparlers de paix israélo-palestiniens au point mort, et de la guerre civile syrienne.

Un responsable israélien a confirmé au Times of Israel que Netanyahu envisageait de se rendre à Londres, mais n’a pas pu commenter au-delà.

La Grande-Bretagne est l’une des six puissances mondiales – avec la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les Etats-Unis – qui ont signé l’accord avec l’Iran après une impasse de 13 ans sur son programme nucléaire controversé.

Il y a quelques semaines, Bemjamin Netanyahu avait réprimandé publiquement le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond dans une conférence de presse à Jérusalem à propos de l’accord nucléaire, qualifiant celui-ci d’ « échec de la diplomatie. »

La réprimande de Netanyahu est venue un jour après qu’Hammond ait déclaré au Parlement britannique qu’ « Israël ne veut aucun accord avec l’Iran », mais préfère plutôt « un état de confrontation permanent. »

Netanyahu devrait se rendre à New York plus tard en septembre pour l’Assemblée générale de l’ONU.

Des sources à Jérusalem ont dit cette semaine que le Premier ministre envisage de prendre la parole lors de l’Assemblée générale, où on s’attend aussi à des discours du président américain Barack Obama, du président iranien Hassan Rouhani, du président russe Vladimir Poutine et du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le discours de Netanyahu se concentrera probablement sur l’accord nucléaire.

L’Assemblée générale, à la mi-septembre, se deroulera à l’issue du délai de l’examen par le Congrès de l’accord avec l’Iran. Jérusalem compte sur les législateurs américains pour voter contre l’accord comme une tentative de dernière chance d’annuler l’accord.

On ne sait pas si le voyage de Netanyahu aux Etats-Unis comprendra une visite au Congrès ou à la Maison Blanche.

Un voyage en mars pour faire pression au Congrès contre l’accord a été dénoncé par la Maison Blanche et a conduit à une crise dans les relations entre Netanyahu et Obama.