Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exhorté ses partenaires de la coalition mercredi de rester fidèle au gouvernement et de ne pas précipiter des élections anticipées suite à des désaccords.

«La dernière chose dont nous avons besoin maintenant ce sont des élections, » a déclaré M. Netanyahu au début d’une réunion du cabinet à Jérusalem. « L’Etat d’Israël a besoin d’un gouvernement stable, fort et responsable, et je demande à tous les membres de la coalition de travailler ensemble et de continuer à travailler ensemble pour le bien de l’Etat d’Israël et de ses citoyens. »

Netanyahu a souligné certaines des questions que le gouvernement prévoit de traiter au cours de la session d’hiver à venir, qui commence la semaine prochaine, y compris la réduction de la bureaucratie et les tentatives de minimiser ce qu’il a appelé « l’excès de réglementation», ainsi que d’avancer sur certaines initiatives comme celle du gaz naturel et des énergies alternatives.

Le Premier ministre n’a pas mentionné le projet de loi de conversion, une loi controversée dont il a retiré son soutien au début de cette semaine menant à la spéculation que Hatnua son partenaire de la coalition allait quitter le gouvernement si le projet de loi n’était pas approuvé.

Le projet de loi de conversion permettrait aux Israéliens de se convertir au judaïsme à travers tout rabbinat municipal, permettant ainsi aux convertis potentiels, en particulier les personnes russophones en famille avec des Juifs qui ont immigré de l’ancienne Union soviétique, et de contourner tout rabbin de l’Etat qui refuserait de les convertir et de trouver un rabbin qui accepterait.

Le parti Hatnua a toujours défendu la réforme, qui a été adoptée avec la première des trois lectures obligatoires dans le plénum de la Knesset l’été dernier avec le soutien de Netanyahu, et ce malgré l’opposition véhémente du Grand Rabbinat et des ultra-orthodoxes qui ont affirmé que cela conduirait à une fragmentation des normes pour la conversion et à une confusion au sein du système religieux de l’Etat.

Habayit Hayehudi, dirigé par le ministre de l’Economie Naftali Bennett, avait déjà fait connaître son opposition au projet de loi par le passé et avait prévu de s’y opposer et peut-être même de quitter la coalition si Netanyahu continuait de le soutenir.

Un bras de fer avec Hatnua ne créerait pas nécessairement une crise de la coalition, puisque le gouvernement Netanyahu pourrait survivre sans les 6 sièges du parti. Toutefois, la perte de 12 sièges de Habayit Hayehudi mettrait à mal la majorité parlementaire et forcerait le Premier ministre à trouver de nouveaux partenaires ou à organiser de nouvelles élections.