La nouvelle coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu semblait dimanche près de voir le jour, le chef du parti nationaliste religieux HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett, ayant renoncé à sa demande d’obtenir le ministère des Affaires étrangères, selon des sources politiques.

Le Premier ministre sortant, vainqueur des législatives du 17 mars avec son parti le Likud (droite), a été désigné le 25 mars par le président Reuven Rivlin pour composer son quatrième gouvernement.

Après 28 jours d’intenses négociations infructueuses, pour constituer une majorité de 67 députés sur 120 autour du Likud, allié à deux partis nationalistes (Yisraël Beiteinu et le HaBayit HaYehudi), deux formations ultra-orthodoxes (le Shas et la Liste Unifiée de la Torah) et du parti de centre droit Koulanou, Netanyahu n’est pas parvenu à conclure un accord de coalition et procéder à la répartition des portefeuilles.

Netanyahu a alors obtenu un délai supplémentaire de deux semaines jusqu’au 6 mai pour former cette coalition.

Bennett, ministre de l’Economie sortant, exigeait jusque-là le portefeuille des Affaires étrangères, aujourd’hui tenu par le chef du parti Yisraël Beiteinu, l’ultra-nationaliste Avidgor Liberman.

Bennett a finalement renoncé à sa demande ce week-end, optant à présent pour le ministère de l’Education qu’il a formellement demandé samedi soir à Netanyahu, ont indiqué à l’AFP des sources proches des négociations.

Netanyahu devait rendre sa décision dans les tout prochains jours.

Selon les sources politiques, la « concession » de M. Bennett permettrait à son parti d’obtenir trois portefeuilles dans le nouveau gouvernement.

Ainsi, le parti de M. Benett obtiendrait en outre les ministères de l’Agriculure et de la Culture, tandis que M. Lieberman serait maintenu aux Affaires étrangères, selon les médias locaux.

Outre le Likud (30 sièges), HaBayit HaYehudi (8 députés) et Yisraël Beiteinu (6 députés), la coalition de M. Netanyahu devrait comprendre les partis ultra-orthodoxes Shass (7 sièges) et Liste Unifiée de la Torah (6 sièges) ainsi que le parti de centre droit Koulanou (10 sièges).