La veille de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est engagé dimanche à défendre l’honneur d’Israël devant les accusations cinglantes de génocide du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans son discours de vendredi.

« Dans mon allocution à l’Assemblée générale des Nations unies, je réfuterai tous les mensonges proférés contre nous, et dirai la vérité sur notre pays et sur les soldats héroïques de Tsahal, l’armée la plus morale du monde », a-t-il déclaré sur le tarmac de l’aéroport Ben Gurion, peu avant d’embarquer pour New York.

Le Premier ministre doit d’adresser à l’Assemblée générale lundi, et rencontrer le président américain Barack Obama mercredi.

A New York, Netanyahu rencontrera le Premier ministre indien Narendra Modi, dans un premier tête-à-tête entre des chefs d’Etat indiens et israéliens depuis une décennie.

Il s’entretiendra également avec le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon mardi.

Les remarques de Netanyahu ont été prononcées deux jours après qu’Abbas, s’exprimant lors de l’Assemblée générale des Nations unies, a exigé la fin de l’occupation, accusé Israël de mener une « guerre génocidaire » à Gaza, et affirmé que les Palestiniens se trouvent face à un avenir dans « une forme d’apartheid des plus odieuses », sous un règne israélien.

Abbas a qualifié 2014 « d’année de nouvelle guerre génocidaire perpétrée contre le peuple palestinien », et déclaré qu’Israël n’était nullement intéressé à vivre en paix avec ses voisins palestiniens.

Samedi soir, Netanyahu et d’autres hommes politiques israéliens ont réagi aux discours d’Abbas et du président iranien Hassan Rouhani.

« Après le discours fourbe du président iranien et les paroles d’incitation à la haine d’Abbas, je dirai la vérité sur les citoyens d’Israël au monde entier », a déclaré Netanyahu dans un communiqué.

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a affirmé que le discours du chef de l’AP « prouve pour la énième fois qu’[Abbas] n’est pas un leader qui veut la paix et qui œuvre pour améliorer les conditions de vie de son peuple, mais un individu qui propage des mensonges, est engagé dans l’incitation à la haine et propage un discours de haine contre Israël ».

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré dans un communiqué peu après le discours d’Abbas que le président de l’AP a démontré « qu’il ne veut, et ne peut être un partenaire pour une solution diplomatique logique ».

« Ce n’est pas par hasard s’il a rejoint un gouvernement [d’union nationale] avec le Hamas », a ajouté le ministre des Affaires étrangères. « Abbas complète le Hamas en perpétrant un terrorisme diplomatique et calomniant Israël avec de fausses accusations ».

Les Etats-Unis ont condamné le discours d’Abbas, la porte-parole du Département d’Etat le qualifiant « d’offensant » tout en soulignant qu’il sapait les efforts visant à instaurer un climat de paix.

Les députés israéliens ont également fustigé Abbas. Les plus pacifistes ont pourtant demandé une reprise des pourparlers de paix.