Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a parlé dimanche de relations « fortes » avec les Etats-Unis, avant une visite du vice-président américain Joe Biden, malgré un profond désaccord sur l’accord nucléaire avec l’Iran.

Biden va effectuer une visite en Israël après des mois de crise, en 2015, dans les relations entre le gouvernement de Benjamin Netanyahu et l’administration du président américain Barack Obama autour de l’accord sur le nucléaire iranien.

« La visite exprime les relations fortes entre Israël et notre allié les Etats-Unis, » a déclaré Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

« Il y a ceux qui avaient prédit un effondrement de ces relations. Ce n’est pas le cas. La relation est forte dans tous les domaines, y compris face aux défis que nous affrontons ensemble dans notre région. »

Le premier ministre Benjamin Netanyahu, et le vice-président américain Joe Biden à Davos, en Suisse, le 21 Janvier 2016  (Crédit : Haim Zach / GPO)

Le premier ministre Benjamin Netanyahu, et le vice-président américain Joe Biden à Davos, en Suisse, le 21 Janvier 2016 (Crédit : Haim Zach / GPO)

Biden devrait arriver mardi pour des discussions avec Netanyahu et le président Reuven Rivlin ainsi qu’avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah.

Israël et les Etats-Unis ont cherché à dépasser un profond désaccord sur l’accord nucléaire iranien signé en juillet 2015, auquel Netanyahu s’est profondément opposé, et ont travaillé sur une nouvelle aide de défense de 10 ans.

Selon les médias israéliens, les deux hommes devraient évoquer le montant de l’aide militaire américaine.

Le cadre actuel défini en 2007 prévoyait 30 milliards de dollars sur 10 ans. Ce chiffre n’inclut pas la contribution américaine à des programmes comme le système antimissiles israélien « Dôme de fer ».

Compte tenu de l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire, de la levée de sanctions internationales imposées à l’Iran et de l’argent qui va être réinjecté dans l’économie iranienne, l’aide américaine devra être supérieure aux 3,1 milliards de dollars qu’Israël reçoit actuellement chaque année, avait affirmé Netanyahu en janvier.

Pendant la réunion de cabinet, Netanyahu a salué les relations diplomatiques en extension de Jérusalem avec d’autres pays, particulièrement en tant que leader dans le développement et l’industrie, accueillant le président roumain Klaus Iohannis dans le pays.

Israël, a déclaré Netanyahu, n’est pas seulement un « atout dans le combat contre l’islam radical », mais « s’empare [également] d’opportunités pour le futur, particulièrement [dans le domaine des] technologies. »

La visite de Biden intervient pendant une vague de violence de cinq mois en Israël et dans les territoires palestiniens qui a assassiné 29 Israéliens et trois ressortissants étrangers et tué 181 Palestiniens. La plupart des Palestiniens qui sont morts dans les violences ont été tués pendant qu’ils menaient des attaques au couteau, à main armée ou à la voiture bélier, selon les autorités israéliennes, et les autres pendant des affrontements ou des manifestations.

En mars 2010, une visite de Biden avait été entachée par l’annonce israélienne concomitante d’un projet de constriction de 1 600 logements dans le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem est. Cette annonce avait suscité une vive réaction publique de Biden en raison de sa teneur et du choix du moment.

La Maison Blanche a déclaré vendredi que Biden n’explorerait aucune initiative de paix importante pendant sa visite.

Obama a reconnu qu’il n’y aurait pas d’accord complet antre Israéliens et Palestiniens avant qu’il n’achève son mandat en janvier 2017.

La critique sévère de son administration des constructions dans les implantations israéliennes en Cisjordanie avait ajouté aux tensions entre les deux alliés de lingue date.

Biden devrait également discuter du combat contre le groupe Etat islamique avec Netanyahu.