Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a remercié les leaders africains mardi soir de l’aide qu’ils ont apporté pour faire échouer le vote sur la résolution palestinienne au Conseil de sécurité de l’ONU.

Netanyahu a appelé les dirigeants du Rwanda et du Nigéria  – deux pays qui se sont abstenus pendant le vote. Netanyahu et le secrétaire d’Etat américain John Kerry les ont persuadés de demander à leur envoyé à l’ONU de ne pas soutenir la résolution palestinienne.

Netanyahu entretient des relations chaleureuses avec le président nigérien Goodluck Jonathan. En décembre, Netanyahu avait envoyé une lettre pour exprimer « ses sincères condoléances »suite à une attaque d terroriste qui a eu lieu dans une mosquée dans la ville de Kano. Au moins 120 personnes avaient été tuées dans cet attentat.

Jonathan s’est rendu en Israël en octobre. Il était accompagné d’un groupe composé d’une vingtaine de politiciens et de dirigeants religieux. Il était en Israël pour un séjour privé au cours duquel il a effectué un pèlerinage chrétien.

Juste avant le vote, les diplomates du Conseil s’attendaient à ce que la résolution obtienne 9 « oui ». Mais le Nigéria, qui était censé soutenir la résolution, s’est abstenu. Son ambassadeur, U. Joy Ogwu, a fait écho à la position américaine lorsqu’il a affirmé que la paix reposait sur « une solution négociée ».

Les Palestiniens n’ayant obtenu que huit voix sur 15 (sur les neuf votes nécessaires), les Etats-Unis n’ont même pas eu à utiliser leur veto.

Ce veto, un symbole sur lequel Mahmoud Abbas entendait capitaliser, notamment après l’échec d’un énième round de négociations sous l’égide américaine, leur a échappé à une voix près : celle du Nigeria qui s’est abstenu alors qu’il s’était engagé, assurent les Palestiniens, à voter le texte.

« Nous sommes déçus par l’abstention du Nigeria. D’autres pays, comme la France et le Luxembourg, ont tenu leurs promesses », a affirmé un porte-parole de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Ashraf Khatib.