NEW YORK — Le Premier ministre Benjamin Netanyahu va rencontrer plusieurs dirigeants internationaux cette semaine en plus de l’entretien organisé lundi avec le président américain Donald Trump.

Dimanche, Netanyahu passera la plus grande partie de la journée à préparer son discours annuel devant l’Assemblée générale des Nations unies, ont indiqué ses conseillers. En fin d’après-midi, il devrait rencontrer le président du forum économique mondial Klaus Schwab ainsi qu’un groupe de leaders juifs américains. Les deux réunions se tiendront à huis-clos.

Lundi à 13 heures, le Premier ministre s’entretiendra avec Trump au New York Palace Hotel. Les deux hommes feront de brèves déclarations à la presse avant de se retirer pour une rencontre elle aussi à huis-clos.

En fin d’après-midi, Netanyahu verra le président du Panama, Juan Carlos Varela, le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe et le président rwandais Paul Kagame à l’ONU.

Le Premier ministre suédois Stefan Lofven avait demandé également à rencontrer Netanyahu mais ce dernier a rejeté cette requête probablement en raison du mécontentement d’Israël face à la reconnaissance par Stockholm, en 2014, d’un état palestinien, même si les responsables israéliens ont cité samedi des difficultés de planning.

Le Premier ministre de la Suède Stefan Lofven arrivant à un sommet sur les relations entre l'Union européenne et la Turquie et sur la gestion de la crise de la migration, le 29 novembre 2015 à Bruxelles (Crédit : Thierry Charlier / AFP)

Le Premier ministre de la Suède Stefan Lofven arrivant à un sommet sur les relations entre l’Union européenne et la Turquie et sur la gestion de la crise de la migration, le 29 novembre 2015 à Bruxelles (Crédit : Thierry Charlier / AFP)

Accueillant les membres de la délégation israélienne vendredi à l’occasion de Shabbat, Netanyahu a affirmé avoir trop de rendez-vous avec des responsables mondiaux pour être en mesure de répondre favorablement à toutes les demandes d’entretien.

Mardi matin, le Premier ministre devrait assister au premier discours prononcé à l’ONU par le président Trump. Quelques heures plus tard, aux environs de 13h30, Netanyahu lui-même montera à la tribune et se livrera à une allocution.

S’adressant aux journalistes dans son hôtel de New York vendredi après avoir achevé un voyage en Amérique latine, Netanyahu a déclaré que le message principal de son discours aux Nations unies sera qu’Israël « ne tolérera pas une présence iranienne sur nos frontières au nord. Une présence militaire iranienne nous met en danger non seulement nous, mais aussi nos voisins arabes ».

Le président américain Donald Trump rencontrera lundi à New York le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour évoquer en particulier l’Iran.

« Le comportement déstabilisateur de l’Iran sera au cœur des discussions », a déclaré le général H.R. McMaster, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, au moment où ce dernier laisse planer le doute sur l’avenir de l’accord conclu entre les grandes puissances et Téhéran sur son programme nucléaire.

 António Guterres, secrétaire général des Nations unies, à Ryad, le 12 février 2017. (Crédit : Mohammed Al Deghaishim/Nations unies)

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, à Ryad, le 12 février 2017. (Crédit : Mohammed Al Deghaishim/Nations unies)

Mardi, après son discours aux Nations unies, il déjeunera avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avant de notamment rencontrer l’émir du Qatar.

Mercredi, le président américain rencontrera les dirigeants palestiniens, jordaniens, britanniques et égyptiens, et verra également dans la journée des chefs d’Etat africains, pour « renforcer les relations sécuritaires et économiques » entre ces pays et les Etats-Unis, toujours selon le conseiller à la sécurité nationale.

Selon des informations récentes démenties par des sources israéliennes, la Russie aurait rejeté une requête israélienne demandant que les forces iraniennes et les combattants chiites appuyés par la république islamique soient maintenus à au moins 60 kilomètres de la frontière syrienne avec Israël sur le plateau du Golan.

Cette demande avait été initialement soumise par Israël au mois de juillet, lorsque des négociations étaient en cours pour un accord de cessez-le-feu dans le sud de la Syrie entre le président Bashar Assad et les rebelles syriens, dont les pourparlers avaient eu lieu sous les auspices de Washington et de Moscou.

Netanyahu a mis en garde de manière répétée contre les ambitions iraniennes dans le secteur, la tentative de Téhéran d’établir un « corridor » territorial vers la Méditerranée et la présence iranienne renforcée sur la frontière du nord d’Israël.

Ce problème sera également au centre de la rencontre entre Netanyahu et Trump lundi, ainsi que le processus de paix israélo-palestinien et l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien.

Un petit moment après son discours aux Nations unies, l’entourage du Premier ministre se rendra à l’aéroport JFK pour arriver en Israël à temps pour la nouvelle année juive qui commence mercredi soir.

Des véhicules de l'armée israélienne le long de la route parallèle à la barrière de sécurité séparant les régions israélienne et syrienne du plateau du Golan, le 19 juillet 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Des véhicules de l’armée israélienne le long de la route parallèle à la barrière de sécurité séparant les régions israélienne et syrienne du plateau du Golan, le 19 juillet 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui prendra également la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU, rencontrera Trump mercredi.

Vendredi, le consulat israélien de New York a été brièvement fermé et les employés ont eu l’interdiction de quitter les locaux après qu’une enveloppe remplie de poudre blanche a été reçue accompagnée de menaces directes pour la vie de Netanyahu, ont rapporté les médias hébreux.

Les forces de sécurité locales ont examiné le contenu de l’enveloppe et les employés ont pu quitter le bâtiment – qui héberge le consulat israélien de New York et la mission de l’ONU – une fois qu’il a été établi que la substance ne présentait pas de danger, a fait savoir la Dixième chaîne.