Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu hommage mardi au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour avoir condamné l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, tout en le sommant de nouveau de renoncer à la réconciliation avec le Hamas.

L’armée israélienne a par ailleurs annoncé avoir arrêté et maintenu en détention 354 Palestiniens, dont 269 membres du Hamas islamiste, auquel Israël impute ce rapt, depuis l’enlèvement le 12 juin des trois jeunes qui faisaient de l’auto-stop dans le Gush Etzion.

« J’ai apprécié ce que le président Abbas a dit il y a quelques jours en Arabie saoudite pour dénoncer l’enlèvement. Je pense qu’il s’agissait de propos importants », a affirmé le Premier ministre israélien lors d’une rencontre avec son homologue roumain Victor Ponta, selon un communiqué de son bureau.

Cette déclaration positive contraste avec les critiques adressées depuis des mois par Netanyahu à Abbas.

Mahmoud Abbas a condamné l’enlèvement, accusant le 18 juin sans les désigner les ravisseurs de vouloir « détruire les Palestiniens » à l’ouverture d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jeddah. Il a également offert la coopération de ses services de sécurité pour retrouver les trois jeunes.

Netanyahu l’a toutefois pressé de nouveau de rompre l’accord de réconciliation entre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu’il préside, et le Hamas, qui a abouti le 2 juin à la formation d’un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes.

« Si le président Abbas pense réellement ce qu’il dit à propos des enlèvements, et si son engagement en faveur de la paix est sincère, de même que son combat contre le terrorisme, alors la logique et le bon sens voudraient qu’il annule l’alliance avec le Hamas », a ajouté le Premier ministre.

« Il ne peut pas y avoir d’alliance avec des ravisseurs d’enfants », a insisté Netanyahu, au sujet des auteurs de l’enlèvement, qui n’a pas fait l’objet de revendication jugée crédible.

La coopération avec Israël défendue et assumée par Abbas lui a valu de nombreuses attaques dans l’opinion, en particulier sur les réseaux sociaux, à mesure que le bilan de l’opération israélienne s’alourdit – quatre Palestiniens tués.