Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré des leaders communautaires druzes mercredi et a exprimé ses condoléances quant à la récente mort de deux policiers druzes au cours des dernières attaques terroristes.

Netanyahu a présenté ses condoléances mercredi soir suite au décès du policier Zidan Saif, qui a été tué dans l’attaque terroriste de la synagogue de Har Nof le 18 novembre et de l’inspecteur en chef de la police des frontières Jedan Assad, tué au début du mois alors qu’un terroriste palestinien a lancé sa voiture sur une foule de personnes dans une station de tramway à Jérusalem.

« Vous êtes notre chair. Vous êtes une partie organique de la société israélienne. Vos policiers et vos soldats héroïques sont tombés pour défendre l’Etat et tous ses citoyens. Quant à nous, nous allons défendre vos droits et votre sécurité, » a affirmé Netanyahu aux dirigeants druzes.

« Il y a un engagement émotionnel profond ici qui trouve son expression dans les foules qui sont venues à l’enterrement. Cela souligne l’émotion que les citoyens israéliens ressentent et que je ressens aussi, » a confié le chef de l’exécutif israélien.

« Nous sommes en lutte contre l’islam radical, » a-t-il encore ajouté.

Les remarques de Netanyahu ont été dites alors que les critiques internationales et locales pleuvent sur le projet de loi controversé sur « l’Etat juif » qui vise à consacrer le statut d’Israël comme un Etat juif avec des droits égaux pour tous les citoyens du pays.

Le projet de loi, qui compte actuellement plusieurs versions, a été critiqué car il fait craindre à certains que le caractère juif prendrait le pas sur la démocratie. Les opposants affirment qu’il éloigne les citoyens non-juifs du pays, y compris les Druzes et les communautés arabes.

Le Premier ministre est resté inflexible sur le projet de loi.

« Israël est un Etat démocratique, comme il l’a été et le sera toujours, » a déclaré M. Netanyahu lors d’une conférence de presse en présence du Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka à Jérusalem mercredi.

« Je ne connais pas un pays davantage démocratique ou une démocratie plus dynamique que celle d’Israël dans le monde, et certainement pas dans notre région. Ce qui est contesté aujourd’hui, c’est l’existence d’Israël comme État-nation du peuple juif, et nous voulons donc ancrer dans la loi ce droit national du peuple juif à côté d’une garantie des droits individuels pour tous ses citoyens. »