Le président américain accueillera à la Maison Blanche le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, le 1er octobre. Cette information a été divulguée par une déclaration d’un responsable américain faite lundi.

La porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Caitlin Hayden, a précisé que la rencontre portera sûrement sur les divergences israélo-américaines au sujet des négociations sur le programme nucléaire iranien, la menace posée par le groupe terroriste de l’Etat islamique et les suites de l’opération Bordure protectrice.

Le Premier ministre doit faire un discours à l’Assemblée générale des Nations unies dimanche, et se rendra ensuite à Washington pour la réunion de mercredi. Netanyahu et Obama se sont rencontrés pour la dernière fois au mois de mars 2014.

A l’époque, l’administration Obama avait désespérément tenté de trouver une solution viable pour que les négociations de paix ne s’effondrent pas.

Lors de cette rencontre, Obama avait aussi tenté de rassurer Netanyahu de « son engagement absolu » à empêcher que l’Iran n’obtienne l’arme nucléaire.

Cette visite a été malheureusement assombrie par les tensions existant entre les deux hommes. La veille de son arrivée, une interview d’Obama avait été publiée, dans laquelle il y avait une menace voilée à l’encontre de Netanyahu.

Pendant une réunion qui a duré 3 heures, Obama a poussé le Premier ministre à prendre « les lourdes décisions » nécessaires pour revigorer les tentatives moribondes de parvenir à un accord de paix entre Israël et les Palestiniens.

Pour sa part, Netanyahu a répondu à Obama : « Les Israéliens s’attendent à ce que je reste fort face aux critiques et à la pression » ajoutant : « Israël a fait ce qu’il fallait mais je regrette de dire que les Palestiniens ne l’ont pas fait ».

Obama doit aussi rencontrer le président égyptien Sissi, et le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, la semaine prochaine.

Netanyahu a vivement critiqué ces derniers jours un arrangement supposé entre l’Iran et les Etats-Unis, selon lequel l’Occident considérerait un allègement des sanctions de l’Iran contre leur coopération pour combattre l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Il a déclaré que les observateurs occidentaux conseillaient une approche plus souple pour s’assurer de l’aide de Téhéran au sein d’une alliance contre les terroristes.

Les commentaires du Premier ministre font suite aux articles de cette semaine relatant les annonces des responsables iraniens qui ont affirmé que l’Iran serait prêt à soutenir les efforts américains pour combattre l’Etat islamique en échange d’un allègement des restrictions sur son programme nucléaire.

Lundi, les Américains ont déclaré qu’un tel accord n’était pas en cours de négociation.