Selon la Deuxième chaîne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit à ses confidents qu’il était sérieux au sujet d’organiser des élections anticipées en raison de la crise sur le nouveau radiodiffuseur public.

« Vous ne m’aviez pas compris en 2014 [quand il a appelé des élections anticipées], et vous ne me comprenez pas maintenant », aurait déclaré le Premier ministre, ajoutant que la question du paysage médiatique israélien lui « tient à cœur ».

Aryeh Deri, le ministre de l’Intérieur, a déclaré à la Deuxième chaîne qu’il serait « impardonnable d’organiser des élections pour le radiodiffuseur. »

Il a déclaré avoir parlé avec les dirigeants des partis de la coalition dimanche, notamment Avigdor Liberman, ministre de la Défense qui préside le parti Yisrael Beytenu, et Naftali Bennett, ministre de l’Education à la tête de HaBayit HaYehudi.

Le ministre du parti Shas a déclaré que quand Netanyahu rentrerait de Chine jeudi, les dirigeants de la coalition se rencontreraient et « nous ne quitterons pas la pièce tant qu’une solution ne sera pas trouvée. »

« Le peuple d’Israël ne nous pardonnera pas de choisir les élections » sur ce sujet, a déclaré le ministre.

Yair Lapid, président du parti Yesh Atid, à Givat Shmuel, le 28 janvier 2017. (Crédit : Yesh Atid)

Yair Lapid, président du parti Yesh Atid, à Givat Shmuel, le 28 janvier 2017. (Crédit : Yesh Atid)

Alors que le gouvernement semble de plus en plus instable, Yair Lapid, le président du parti Yesh Atid, a accusé la coalition de se concentrer sur de la politique politicienne et d’oublier les citoyens israéliens.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Ont-ils perdu la tête ? Ce n’est pas comme ça que l’on dirige un pays, a déclaré Lapid. Le Premier ministre, le ministre des Finances, les ministres importants, ils se préoccupent de politique politicienne au lieu de ce qui est important pour les citoyens. »

D’autre part, Yesh Atid semble avoir éliminé la possibilité de s’associer au chef de l’Union sioniste, Isaac Herzog, pour remanier la coalition au lieu d’organiser de nouvelles élections.

« Dans les démocraties, remplacer les dirigeants ne se fait que par des élections », a déclaré le parti de centre gauche.

« Nous ne tendrons pas la main à des pièges et des accords de coulisse. »

Sans les 11 sièges de Yesh Atid, il est très improbable que Herzog puisse réussir à rassembler les 61 députés nécessaires pour former une nouvelle coalition sans élections.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.