Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a apporté dimanche son soutien au chef d’état-major, le général Gadi Eizenkot, au coeur d’une polémique depuis qu’il a appelé ses hommes à ne pas avoir la gâchette trop facile face aux auteurs d’attaques contre des Israéliens.

De nombreuses voix ont dénoncé un recours excessif à la force face à des assaillants, parfois armés de couteaux de cuisine et pour beaucoup adolescents.

« La semaine dernière, il y a eu un débat suite à une allocution du chef d’état-major. Ce débat est inutile. Ce que le chef d’état-major va de soi, et en tout cas, l’armée et les forces de sécurité fonctionnent de cette manière. Tout ce qui a été dit par la suite a été dit soit par incompréhension soit par un désir destiné à marquer des points politiques. Les deux sont inacceptables. Nous devons mettre cette question de côté et passer à autre chose et cela est exactement ce que nous ferons lors de cette réunion.

Certains membres du gouvernement, tel Gilad Erdan, le ministre de la Sécurité intérieure dont dépend la police, ont vivement dénoncé les propos du général Eisenkot.

Le chef d’état-major avait déclaré : « Lorsqu’une fille de 13 ans brandit des ciseaux ou un couteau et qu’il y a une distance entre elle et les soldats, je ne veux pas voir un soldat ouvrir le feu et vider son chargeur sur elle, même si elle commet un acte très grave ».

Il faisait ainsi référence à la mort fin novembre d’une écolière palestinienne qui avait, avec une autre adolescente, blessé deux personnes avec des ciseaux.

Des images de vidéosurveillance de l’attaque ont agité réseaux sociaux et médias, tant palestiniens qu’israéliens, car on y voit deux hommes armés tirer à bout portant et à de nombreuses reprises sur les adolescentes, inertes et à terre.

Selon la sécurité israélienne, 10 % des auteurs palestiniens d’attaques avaient moins de 16 ans et 37 % entre 16 et 20 ans.

En décembre, la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström avait appelé Israël à éviter les « exécutions extrajudiciaires » de Palestiniens, exigeant ensuite des enquêtes « approfondies ».

Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères à Riga le 23 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ILMARS ZNOTINS)

Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères à Riga le 23 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ILMARS ZNOTINS)