Benjamin Netanyahu doute des chances de réussite d’une solution diplomatique au sujet de l’arrêt, par l’Iran, de l’enrichissement  de son uranium.

Le Premier ministre israélien souligne que si le président iranien Hassan Rouhani continue d’affirmer et d’insister sur le fait que Téhéran n’arrêterait pas son programme nucléaire, « cela signifie qu’un accord, autrement dit – le but du processus diplomatique engagé avec l’Iran – ne pourrait aboutir. »

Il s’agit là d’une déclaration faite à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement, dimanche 26 janvier. C’est la deuxième fois que Benjamin Netanyahu dénonce officiellement le discours de Hassan Rouhani, prononcé au Forum économique mondial de Davos.

« Nous connaissons la vérité – il y a un régime, qui sous le couvert d’une tentative de séduction, cherche à se doter de l’arme nucléaire, et ainsi devenir un Etat capable de la posséder rapidement sans avoir eu à changer une once de sa véritable idéologie, » poursuit-il.

Certes, il existe des opinions dissidentes, à l’intérieur du pays, à propos du programme nucléaire iranien. Mais cela ne change rien à sa politique officielle, insiste Benjamin Netanyahu.

Suite à diverses conversations avec les dirigeants étrangers, Benjamin Netanyahu constate que certains leaders ont bien conscience des contradictions de la République islamique à propos de la situation conflictuelle syrienne et en matière de programme nucléaire, mené sur son sol – et ce, en dépit des apparences modérées du président Hassan Rouhani.

Vendredi 24 janvier, Benjamin Netanyahu signale que l’Iran a dépensé au moins 160 milliards de dollars pour son projet nucléaire. Le Premier ministre israélien soutient que l’Iran est bien déterminé à faire aboutir son projet nucléaire jusqu’au bout. Opinion partagée par certains leaders rencontrés au Forum de Davos.

Dans sa réponse au discours du président iranien, Benjamin Netanyahu a souligné que celui-ci persistait dans son « spectacle trompeur de l’Iran » et que la communauté internationale « ne devait pas être prise au piège – au contraire, – qu’elle devait à tout prix empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. »

« A un moment, où Hassan Rouhani parle de paix avec les pays du Moyen Orient, il refuse – encore aujourd’hui – de reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël, tandis que son régime continue les appels à sa destruction, et ce, de manière quotidienne. » affirme Benjamin Netanyahu.

Avant de conclure : « à un moment, où Hassan Rouhani assure que son pays n’est pas intéressé par l’arme nucléaire à des fins militaires, celui-ci continue de renforcer ses centrifugeuses de même que ses réacteurs à eau lourde, en vue d’atteindre une force de frappe intercontinentale, autrement dit, le seul et unique but qui soit de posséder ces armes nucléaires. »

En effet, dans son discours, le président iranien Hassan Rouhani, a insisté pour qualifier son programme nucléaire de pacifique, niant de fait tout projet d’armement à but militaire.

De plus, ce dernier a indiqué que son pays était prêt à s’engager au sein de relations diplomatiques avec l’ensemble des Etats, qu’il avait officiellement reconnu.

Adiv Sterman a contribué à cet article.