Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’il souhaitait discuter de l’Iran et de l’accord international sur le nucléaire avec le futur président des Etats-Unis Donald Trump, « soutien » d’Israël.

« J’aimerais discuter avec le président » élu Donald Trump de l’Iran, a affirmé le dirigeant israélien dans un extrait de l’émission « 60 minutes » qui sera diffusée dimanche soir sur CBS.

« Je le connais très bien et son attitude, son soutien à Israël sont clairs », a ajouté M. Netanyahu à propos du président élu américain.

Si l’accord nucléaire est démantelé, « les options que nous avons sont plus nombreuses qu’on le pense. Beaucoup plus. Et j’en parlerai avec le président Trump », a déclaré le Premier ministre israélien en évoquant « cinq » options, sans les détailler.

M. Trump a nommé à son cabinet plusieurs farouches adversaires de l’Iran, à commencer par le futur ministre de la Défense James Mattis et le futur directeur de la CIA, Mike Pompeo.

Le président élu Donald Trump (à gauche) et James Mattis, général retraité du Corps des Marines et favori pour le poste de secrétaire à la Défense, à Bedminster, dans le New Jersey, le 19 novembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Le président élu Donald Trump (à gauche) et James Mattis, général retraité du Corps des Marines et favori pour le poste de secrétaire à la Défense, à Bedminster, dans le New Jersey, le 19 novembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

M. Netanyahu est un ferme opposant à l’accord conclu à Vienne en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne sous l’égide de l’Union européenne) qui vise à garantir pour une dizaine d’années la nature pacifique du programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions économiques.

Le président américain sortant, Barack Obama, a joué un rôle majeur dans sa conclusion, mais son successeur Donald Trump a promis lors de sa campagne de démanteler ce règlement international, qualifié de « pire accord jamais négocié ».

L’ensemble de la communauté internationale, y compris les plus farouches adversaires de l’Iran, comme Israël et l’Arabie saoudite, reconnait que Téhéran a jusqu’à présent respecté les termes de l’accord de Vienne.

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