Le prochain président d’Israël pourrait être élu par le peuple plutôt que par les membres de la Knesset, comme c’est actuellement le cas a annoncé une chaîne de radio mercredi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pèse le pour et le contre quant aux possibilités de modifier la loi en vigueur et permettre la tenue d’élections présidentielles par le peuple israélien, selon la radio de l’armée israélienne.

Nous connaîtrons l’identité du successeur de Shimon Peres – le dixième président d’Israël – à la fin du mois d’avril. Le mandat de sept ans de Peres se termine en juillet.

Une telle décision de Netanyahu nécessiterait l’extension du mandat du président âgé de 90 ans d’un an, le temps de préparer un vote national, selon la radio.

Cela nécessiterait aussi des changements rapides et drastiques de la législation israélienne : Le Président de l’État, rédigée en 1964.

Le cabinet du Premier ministre a refusé tout commentaire.

Le président est actuellement élu par les 120 membres de la Knesset, qui tendent à choisir l’un des leurs pour le poste largement symbolique, d’où son importance stratégique.

Cependant, ces dernières années ont vu de nombreux appels au changement de la loi pour permettre au public d’élire son président directement, sans intrigue politique ni de manœuvres de népotisme.

Un sondage mené par le quotidien pro-Netanyahu, Israel Hayom, a montré que 72% du public est en faveur d’élections directes pour la présidence, contre seulement 20% qui prétendent préférer que la décision soit toujours prise par la Knesset.

Deux personnalités, qui ne sont pas des politiciens – l’ancienne juge à la Cour suprême, Dalia Dorner et le lauréat du prix Nobel de chimie de 2011, Dan Shechtman – ont récemment officialisé leur candidature.

D’autres candidats, issus du milieu politique cette fois, tels que le député Likud Reuven Rivlin, le ministre du Néguev Silvan Shalom (Likud), le vétéran Binyamin Ben-Eliezer (Haavodah), et le dirigeant actuel de l’Agence juive, Natan Sharansky, ont également annoncé leur intention de se présenter aux élections présidentielles.

Un sondage du Times of Israel de décembre (avant l’annonce de Dorner et Shechtman) montrait que la majorité des Israéliens préfèreraient que le président Peres continue dans son rôle (bien que la loi lui interdise de se présenter une seconde fois) avec 29% de votes pour Peres.

Rivlin était en seconde position avec 22% des participants au sondage, suivi de Ben-Eliezer (11%), Sharansky (8%) et Shalom (6%).

Adiv Sterman et Stephan Miller ont contribué à cet article