Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Moshe Yaalon ont récemment utilisé des phrases bibliques pour décrire le sort des condamnés du Hamas.

« Je ne vais pas énumérer notre liste de cibles », a déclaré Yaalon mardi lors d’une visite au siège de la Division de Gaza, « mais tous les responsables du Hamas savent que leur sang est sur leurs têtes ; Je l’ai dit dans le passé et je le répète aujourd’hui. »

Plus tôt ce mois-ci, Netanyahu a utilisé la même expression en référence aux assassins de Naftali Fraenkel, Gil-ad Shaar et Eyal Yifrach, les trois adolescents israéliens enlevés, qui ont été plus tard retrouvés morts en Cisjordanie.

« Toute personne qui a participé à cet assassinat méprisable – son sang est sur sa tête », avait dit le Premier ministre.

L’expression est tirée du livre de Josué, concernant les membres de la maison de la prostituée Rahab.

Petit rappel biblique : Dans un tournant comique d’une histoire brutale de conquête, deux espions hébreux de Josué, envoyés secrètement dans la ville de Jéricho, font un premier arrêt à la maison d’une prostituée, Rahav – en hébreu « grand » ou « large ». Quelques instants plus tard, ils sont découverts ; le roi de Jéricho ordonne à Rahab de les lui livrer.

Mais Rahab, dans la crainte de la puissance du Dieu hébreu, refuse et cache les espions, une faveur qui, lui assurent ses protégés, sera récompensée.

Quand les Israélites s’empareront de la ville de Jéricho, disent-ils, elle devra rassembler tous les membres de sa famille chez elle et attacher un cordon carmin à sa fenêtre. Celui qui quitte la maison « son sang retombera sur sa tête, et nous en serons innocents » – en d’autres termes, il aura scellé son sort, tout comme des membres du Hamas qu’Israël a marqués comme cibles.

Mais celui qui « sera avec toi dans la maison », précisent clairement les espions, « son sang retombera sur notre tête, si quelqu’un met la main sur lui. »