L’agresseur de trois militaires français mardi, devant un centre communautaire juif à Nice, avait « été refoulé la semaine dernière par les autorités turques » et « entendu à son retour » par les policiers du renseignement français, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

L’homme avait attiré l’attention des autorités françaises en quittant la France le 28 janvier pour la Turquie, muni d’un aller simple. Il avait donc été « signalé sans délai (…) aux autorités turques qui l’ont refoulé », a expliqué cette source.

« A son retour, il a été entendu », mais cet « entretien administratif n’a pas permis de recueillir d’informations suffisantes » pour déclencher une procédure judiciaire, a-t-elle ajouté.

L’agresseur des trois militaires « âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police », ont déclaré dans un communiqué commun les ministères de l’Intérieur et de la Défense.

Selon une source proche du dossier, il est connu pour des faits de violences et de vols aggravés.

Peu après l’agression, un deuxième homme a été interpellé à Nice, sur lequel « des vérifications sont en cours », a indiqué une source policière. Selon une autre source proche de l’enquête, l’agresseur des militaires a été vu avec cet homme avant les faits, mais pas au moment de l’agression elle-même.

Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France, l’instance religieuse de la communauté juive, a réagi à l’agression en déplorant que les attentats de janvier à Paris n’aient pas servi d' »avertissement aux extrémistes, qui n’ont de cesse de s’en prendre à la communauté juive ».