Nikki Haley appelle au départ d’Assad
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Nikki Haley appelle au départ d’Assad

Le président iranien Hassan Rouhani a lui appelé le président syrien pour lui renouveler son soutien et condamner l'attaque américaine

Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations Unies, montre des photos des victimes de l'attaque meurtrière chimique présumée qui a tué des civils, et notamment des enfants, en Syrie, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, le 5 avril 2017. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)
Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations Unies, montre des photos des victimes de l'attaque meurtrière chimique présumée qui a tué des civils, et notamment des enfants, en Syrie, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, le 5 avril 2017. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

L’ambassadrice américaine à l’ONU a jugé que le président syrien Bashar el-Assad ne pouvait pas rester au pouvoir après l’attaque chimique présumée que les Etats-Unis ont imputé à son régime avant de mener des frappes contre une base de l’armée.

« Il n’existe aucune option où une solution politique pourrait intervenir avec Assad à la tête du régime », a déclaré Nikki Haley dimanche sur CNN.

Ces propos montrent un possible changement d’approche de l’administration de Donald Trump sur le dossier syrien après l’attaque toxique ayant fait mardi au moins 87 morts dont des dizaines d’enfants dans la localité rebelle de Khan Cheikhoun.

Les images insoutenables de civils pris de convulsions sous leur masque à oxygène et de personnes gisant dans les rues ont provoqué une onde de choc et déclenché des représailles américaines trois jours plus tard.

Des enfants syriens soignés après une attaque à l'arme chimique présumée à Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, le 4 avril 2017. (Crédit : Mohamed al-Bakour/AFP)
Des enfants syriens soignés après une attaque à l’arme chimique présumée à Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d’Idleb, le 4 avril 2017. (Crédit : Mohamed al-Bakour/AFP)

« Si vous regardez ses actions, si vous voyez la situation, ce sera difficile de voir un gouvernement stable et pacifique avec Assad », a ajouté Haley.

« Nous pensons qu’un changement de régime est quelque chose qui va arriver », a-t-elle encore dit, ajoutant toutefois que Washington est aussi focalisé sur la lutte contre le groupe terroriste Etat islamique (EI) et sur la fin de l’influence iranienne.

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a également réaffirmé que « la première des priorités (pour les Etats-Unis en Syrie) était la défaite » de l’EI, selon l’extrait d’un entretien à CBS devant être diffusé dimanche.

Le président iranien Hassan Rouhani a lui appelé Bashar el-Assad pour lui renouveler son soutien et condamner l’attaque américaine, selon l’agence officielle SANA.

« La nation iranienne se tient aux cotés de la nation syrienne dans la lutte contre le terrorisme et la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la Syrie » a-t-il déclaré samedi soir selon un communiqué de la présidence iranienne. Il a ajouté que les « allégations selon lesquelles Assad serait derrière cette attaque chimique est sans fondement et a été créées par des groupes rebelles pour influencer l’opinion publique mondiale. »

Le président iranien Hassan Rouhani, à droite, avec son homologue russe Vladimir Poutine à Téhéran, le 23 novembre 2015. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le président iranien Hassan Rouhani, à droite, avec son homologue russe Vladimir Poutine à Téhéran, le 23 novembre 2015. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

La veille, les chefs des armées russe et iranienne ont exprimé leur volonté de poursuivre leur coopération militaire en soutien au président Assad, « jusqu’à la défaite totale des terroristes et de ceux qui les soutiennent ».

Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a pour sa part affirmé dimanche que la Russie était « responsable par procuration » de la mort de chacune des 87 victimes de l’attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun.

La guerre en Syrie, qui est entrée en mars dans sa septième année, a déjà fait plus de 320 000 morts et le tollé provoqué par l’attaque contre Khan Cheikhoun n’a pas mis fin aux raids aériens.

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