Le président de la communauté juive argentine a déclaré jeudi qu’il ne croyait pas que le procureur chargé d’enquêter sur l’attaque terroriste contre le centre juif AMIA, Alberto Nisman, se soit suicidé, et que Nisman se sentait très bien lors de leur dernière rencontre, quatre jours avant sa mort.

Julio Schlosser, qui dirige le groupe de dirigeants juifs DAIA, a déclaré au Times of Israel que la mort de Nisman était « un choc complet ».

S’exprimant par téléphone depuis Buenos Aires, il a dit que Nisman « n’avait pas le caractère d’une personne qui commettrait un suicide. Quand je l’ai vu hier mercredi après-midi [le 14 janvier], il n’y avait rien de différent en lui. Il s’est comporté exactement comme il se comportait chaque fois que je l’avais vu au cours des huit dernières années ».

Schlosser a dit qu’ils avaient « discuté de ce qui se passait dans les nouvelles » concernant l’enquête de Nisman. « C’était le seul sujet dont nous avons parlé ».

La présidente de l’Argentine Cristina Fernandez Kirchner a fait une volte-face jeudi, disant qu’elle est maintenant « convaincue » que la mort de Nisman n’était pas un suicide, quelques jours après avoir suggéré que l’homme qui l’avait accusée de protéger des Iraniens accusés dans le pire attentat terroriste en Argentine, se soit donné la mort.