Des représentants de Noble Energy se sont rendus dimanche en Egypte pour des négociations sur l’importation de gaz de champs israéliens, a rapporté dimanche l’agence Reuters, citant des sources proches de l’aéroport et du ministère du Pétrole.

Selon une source au ministère du Pétrole, « les négociations sont en cours à propos de la quantité de gaz qui peut être importée ». Une source à l’aéroport du Caire a confirmé qu’une délégation était arrivée pour plusieurs heures de négociations.

La réunion a eu lieu quelques semaines après que l’Autorité israélienne de la concurrence a annulé l’accord qui avait autorisé la société américaine Noble Energy et le groupe israélien Delek à exploiter les champs de gaz Leviathan et Tamar en Méditerranée.

Cependant, malgré la bataille juridique en cours sur les champs de gaz, le groupe Delek a déclaré dimanche que si un accord était conclu, Israël pourrait commencer à fournir du gaz à l’Egypte en 2017.

Le 23 décembre, l’Autorité israélienne de la concurrence avait décidé de rompre un accord permettant au consortium des deux sociétés d’énergie de développer les plus grands champs de gaz d’Israël, dans une décision spectaculaire inversant un accord qui était controversé.

La décision signifiait que Noble et Delek devront vendre leurs parts soit dans Leviathan soit dans le plus petit champ Tamar, ou bien briser le consortium.

L’arrangement qui a été annulé était un compromis entre l’Autorité de la concurrence et les deux sociétés d’énergie, selon lequel elles pourraient continuer à développer Tamar et Leviathan si elles vendaient leurs actions dans les petits sites Karish et Tanin.

Leviathan qui a une capacité estimée à 535 milliards de mètres cubes a été découvert en 2010 à quelque 130 kilomètres à l’ouest de Haïfa. Il devait devenir opérationnel en 2016, mais la décision de l’Autorité de la concurrence pourrait repousser cette échéance de plusieurs années.

Israël a commencé à puiser du gaz naturel en mars 2013 avec le champ de Tamar – découvert en 2009 et situé à quelque 90 kilomètres à l’ouest de Haïfa – qui contiendrait environ 275 milliards de mètres cubes cubes de gaz naturel.

Début septembre, Israël a signé un protocole d’entente avec la Jordanie pour alimenter le royaume hachémite de gaz naturel – fourni par son champ Leviathan – pendant plus de 15 ans pour une valeur de 15 milliards de dollars. Toutefois, suite à l’annonce du régulateur, la Jordanie aurait suspendu les pourparlers jusqu’à nouvel ordre.

Israël a décidé l’an dernier d’exporter 40 % du gaz exploité au large des côtes et a depuis signé un accord sur 20 ans de 1,2 milliard de dollars avec une société palestinienne. En juin Israël a signé une lettre qui évoquait son intention de fournir de l’énergie à une installation égyptienne.

Ces découvertes devaient faire d’Israël un acteur mondial sur le marché du gaz.