Le double attentat suicide mercredi contre le centre culturel iranien à Beyrouth a coûté la vie à 11 personnes, selon un dernier bilan fourni vendredi par l’agence d’information libanaise ANI.

L’agence a indiqué qu’une Ethiopienne blessée était décédée dans un hôpital de la capitale. Un précédent bilan fourni jeudi par le ministère de la Santé faisait état de 10 morts et de dizaines de blessés.

Deux kamikazes, qui n’ont pas été identifiés, avaient fait exploser quasi-simultanément leurs voitures piégées près du centre culturel iranien à Bir Hassan, un fief du mouvement chiite Hezbollah, un allié de l’Iran et du régime syrien de Bachar al-Assad.

Le groupe jihadiste sympathisant d’Al-Qaïda, les Brigades Abdallah Azzam, a revendiqué l’attaque en menaçant de continuer de frapper des cibles iraniennes et du Hezbollah jusqu’à ce que ce mouvement cesse de combattre en Syrie au côté du régime et jusqu’à « la libération de (ses) membres des geôles libanaises ».

L’Iran est aussi le principal allié du régime Assad dans la région.

Cet attentat est le neuvième dans un fief du Hezbollah depuis juillet après l’annonce par le mouvement chiite qu’il combattait aux côtés des forces gouvernementales contre la rébellion sunnite en Syrie, dévastée par trois ans de guerre.

Cité par l’agence de presse Sana, le ministère syrien de l’Intérieur a indiqué jeudi soir qu’il souhaitait « coopérer avec le ministère libanais de l’Intérieur dans son combat contre le terrorisme ».

Il a dit être prêt à « fournir tous les moyens possibles pour prévenir les attaques terroristes qui visent la sécurité (…) des peuples frères syrien et libanais ».

Le régime syrien désigne par « terroristes » les insurgés qui cherchent à le renverser.