Plusieurs institutions israéliennes lancent un projet visant à faciliter – avant leur départ pour Israël – le processus de l’aliyah pour les immigrants potentiels en provenance d’Ukraine et de la Russie .

Ce projet a été dévoilé mercredi par l’institut israélien Harry O. Triguboff pour les politiques de conversion. Il vise à aider les Juifs qui émigrent en Israël en vertu de la loi du retour dans leur démarche pour s’enregistrer comme Juif auprès du grand rabbinat lors de leur arrivée en Israël.

Il aidera aussi ceux qui ne sont pas considérés comme étant Juifs selon la loi juive à commencer les préparatifs de la procédure qui leurs permettra de se convertir alors qu’ils sont encore dans leur pays d’origine, explique Shalom Norman, le directeur de l’institut.

La loi autorise les Juifs et leurs proches parents à immigrer en Israël, mais le grand rabbinat reconnaît comme juive, selon la loi religieuse juive ou halakhah, que les personnes dont les mères sont juivesou qui se sont convertis au judaïsme.

En conséquence, Israël accueille des centaines de milliers de citoyens, la plupart en provenance des anciens pays soviétiques, qui sont dans l’incapacité de se marier en Israël parce qu’ils ne sont pas reconnus comme étant Juifs.

Selon l’Institut Triguboff, environ 20 000 Juifs devraient immigrer en Israël en provenance de Russie et d’Ukraine cette année, le chiffre le plus élevé depuis 2001. Seul un tiers des immigrants des anciens pays soviétiques en Israël, ou olim, de cette dernière décennie sont halakhiquement Juif, explique Norman.

Dans le cadre du projet, les Juifs non-halakhiques se préparant à immigrer seront en mesure de commencer un processus préparatoire pour leur future conversion orthodoxe dans leurs pays d’origine, leur apportant du crédit avant le processus final  auprès grand rabbinat israélien, ajoute Norman.

L’initiative dispose d’un budget à sept chiffres en dollars – Norman a refusé de donner un chiffre plus précis -, et serait réalisée en coopération avec Tzohar l’organisation rabbinique de Rabbi David Stav, qui contribue à faire participer les couples non religieux et leurs familles à des cérémonies de mariage religieux, le mouvement Ohr Torah de rabbin Shlomo Riskin et le Collège sioniste de Kiev du Fonds Ofer.

Le projet devrait également aider les Juifs halakhiques pour le processus bureaucratique de l’inscription auprès du rabbinat – un élément qu’ils négligent souvent avant d’arriver, car cela n’est pas indispensable pour immigrer ; mais qui peut s’avérer problématique ultérieurement pour ces gens qui n’ont pas facilement accès aux documents requis par le rabbinat.