En 2013, Dominique Strauss-Kahn prend la tête d’une banque d’affaires créée par le franco-israélien Thierry Leyne.

Rebaptisée Leyne – Strauss-Kahn (LSK), la société, dont l’ambition était de devenir un fonds spéculatif incontournable, va rapidement connaître de véritables désillusions. L’objectif initial affiché était la levée de 2 milliards de dollars notamment auprès d’investisseurs des pays émergents.

En septembre 2014, Dominique Strauss-Kahn démissionne et s’en explique dans les colonnes du Parisien : « J’ai décidé de démissionner de la présidence de LSK pour deux raisons. J’ai constaté à la fin de l’été que le projet n’était pas conforme à ce que nous avions envisagé ensemble et ne correspondait pas à ce que je cherchais. Thierry Leyne était le directeur général et gérait l’entreprise. Il s’était engagé dans une stratégie d’emprunts dont j’ai pris connaissance en octobre avec les comptes 2013 et que je ne peux accepter. »

Le 22 octobre, le suicide de Thierry Leyne à Tel Aviv – vraisemblablement pour des raisons personnelles et non professionnelles – fait la Une de tous les journaux français et israéliens. Deux semaines plus tard, la société d’investissement luxembourgeoise est déclarée en faillite en raison d’un endettement important et de sa précarité financière.

Selon une information du Nouvel Observateur, DSK vient de déposer plainte contre X au Luxembourg pour « Abus de biens sociaux ».

Face aux multiples révélations sur les activités troublantes de la banque d’affaires, l’ancien directeur du FMI choisit la voie judiciaire pour contre-attaquer.