Israël a connu le mois de janvier le plus sec depuis que l’Etat enregistre les données. Jérusalem n’a presque vu aucune goutte de pluie tombé sur sol durant tout le premier mois de l’année.

Selon Amir Givati du service hydrologique israélien, personne n’aurait connaissance d’un mois aussi sec.

« C’est un mois de janvier très rare, de façon certaine» a-t-il dit à la radio de l’armée israélienne. « Il n’y a pas eu de telle situation à Jérusalem depuis 1860 et au nord depuis plus de 100 ans. »

Seulement un millimètre de pluie est tombé sur la capitale, le mois dernier, contre une moyenne de 200 millimètres pour janvier.

La mer de Galilée n’est montée que de onze centimètres pendant le mois de janvier, selon le quotidien Walla, contre environ un mètre en janvier 2013.

À travers le pays, seulement 20% de la moyenne annuelle du mois de janvier est tombé et, depuis le début de l’hiver, seulement 64% de la pluie moyenne est tombé.

Le quotidien Maariv rapporte que le niveau de la mer Morte, qui est approvisionnée par la pluie tombant dans le Jourdain et d’écoulements des montagnes de Jérusalem, est descendu de 8 centimètres durant le mois et de 3 centimètres durant le mois de décembre. Lors de la même période l’année passée, le niveau s’était élevé jusqu’à 3 centimètres.

Alors que les experts espèrent toujours que le reste de la saison apportera de la pluie, les grosses usines israéliennes de dessalement situées sur la côte méditerranéenne, maintiennent le pays hors de danger, selon la radio de l’armée israélienne.

L’hiver a connu d’importants changements climatiques, en passant du chaud et sec, au froid et humide – et ce parfois en l’espace de quelques jours seulement.

L’année passée, l’on a assisté à un mois de novembre inhabituellement sec. Suivi d’un début de mois de décembre particulièrement chaud, atteignant parfois les 30°C, et soulevant ainsi les craintes d’une importante pénurie de précipitations annuelles moyennes.

Néanmoins, au début du mois de janvier, une énorme tempête a eu lieu avec des pluies torrentielles et des grands vents. Une semaine plus tard, la neige se mit à tomber – la plus grosse quantité de neige du pays depuis 1992.

Il y a eu beaucoup de dégâts : de nombreuses inondations, des routes barrées. Il y a eu aussi des lignes électriques coupées qui ont laissé quelques communautés,dont Jérusalem, sans électricité pendant de longues périodes.

Les dégâts étaient tels que les autorités ainsi que différents comités de la Knesset, se sont mis à organiser plusieurs assemblées le mois dernier en vue de préparer le pays pour la saison hivernale, que ce soit à l’échelle locale et nationale.