Israël et le Royaume-Uni viennent de conclure un nouvel accord scientifique de recherche. L’accord entre la British Royal Society, la plus ancienne et la plus prestigieuse institution scientifique du monde, et l’Académie israélienne des sciences et sciences humaines, va financer la recherche dans un certain nombre de domaines scientifiques, et financer 12 à 15 bourses d’échange de post-doctorants entre les deux pays.

L’accord a été signé ce week-end par Sir Paul Nurse, président de la Royal Society, et la professeur Ruth Arnon, présidente de l’Académie israélienne des sciences et sciences humaines. La Fondation Sir Ralph Kohn aidera à financer le programme de bourses.

Il s’agit du dernier d’une longue série d’accords scientifiques et de recherche entre Israël et le Royaume-Uni, deux pays qui ont des centaines, si ce n’est des milliers, de projets de recherche en sciences et en médecine en cours à tout moment donné, a déclaré Sir Mark Walport, le scientifique en chef du Royaume-Uni.

« Il y a tellement d’exemples de coopération entre les chercheurs de nos deux pays », a expliqué Walport au Times of Israel lors d’une récente visite en Israël. « Nous avons beaucoup en commun – des universités de renommée mondiale, des chercheurs de premier plan et des valeurs communes. Nous avons beaucoup apporté l’un à l’autre, et nous pouvons faire tellement plus ensemble. »

Israël et le Royaume-Uni travaillent depuis des années en étroite collaboration dans la recherche médicale, la technologie et de nombreux autres domaines . Au début de cette année, par exemple, le BIRAX – (Britain Israel Research and Academic Exchange) – a investi 10 millions de livres sterling dans des projets de recherche médicale avancés dans onze universités de premier plan en Grande-Bretagne et Israël. Parmi les projets : la régénération du foie en utilisant les propres cellules souches du patient (Université d’Edimbourg / Université hébraïque), l’utilisation d’un test d’haleine pour le diagnostic de la maladie de Parkinson (Université de Cambridge / Technion), la régénération de cellules immunitaires pour traiter le diabète (Cardiff University / Migal) et l’utilisation de cellules cardiaques pour restaurer le muscle cardiaque endommagé (Université d’Oxford / Institut Weizmann).

Ces projets scientifiques s’ajoutent à la vaste coopération technologique entre les deux pays. Entre autres projets, notons le programme de TexChange, parrainé par la Grande-Bretagne, qui fait venir des entrepreneurs israéliens à Londres (et en d’autres endroits au Royaume-Uni) pour rencontrer des entrepreneurs, des investisseurs et des clients potentiels. Le programme s’adresse aux start-ups et aux entrepreneurs travaillant dans les technologies les plus innovantes, telles que les jeux, les technologies de la publicité, la technologie mobile, le commerce électronique, la vidéo, les médias sociaux et d’autres domaines de pointe. Les participants assistent à des événements de réseautage, animent des séances de mentorat avec les meilleurs professionnels de l’industrie, et établissent des liens avec leurs homologues britanniques.

La clé de voûte du programme et des autres formes de coopération technique entre les deux pays, est le UK-Israel Tech Hub, un organisme du ministère des Affaires étrangères dédié à l’amélioration de la relation numérique entre les deux pays. La Grande-Bretagne est le premier – et le seul – pays à avoir mis en place, en Israël (en 2012), une mission spéciale parrainée par le gouvernement à cette fin. Le programme a été un tel succès que, en 2013, le Premier ministre britannique David Cameron, a annoncé la nomination d’un envoyé spécial pour la Technologie en Israël, une nomination à propos de laquelle Cameron a déclaré qu’il espérait qu’elle renforcerait encore les relations technologiques entre les deux pays.

« Cet accord est une célébration de la nature internationale de l’activité scientifique et reconnaît que la Grande-Bretagne et Israël, deux pays qui partagent l’excellence scientifique, peuvent augmenter leurs contributions individuelles à l’humanité grâce à une collaboration de haut niveau, a déclaré Arnon. Le tout est plus grand que la somme de ses parties. L’accord est aussi une déclaration claire en faveur de l’échange d’idées. Le programme de bourses, l’élément central du protocole d’accord, va renforcer les liens de recherche entre les scientifiques en début de carrière qui, nous l’espérons, continueront tout au long de leurs carrières scientifiques – renforçant ainsi encore davantage les relations scientifiques entre nos deux pays. »

« La collaboration internationale est essentielle pour progresser dans le domaine scientifique », a déclaré Nurse, le président de la Royal Society. « Le Royaume-Uni est un leader mondial en sciences et il est important que nous fassions notre possible pour permettre aux meilleurs chercheurs du monde entier de travailler chez nous. Les connaissances et les perspectives internationales qu’ils apportent aident aussi à renforcer la science au Royaume-Uni. La collaboration augmente non seulement nos connaissances scientifiques mais améliore aussi notre culture et notre économie. »