L’armée israélienne a bombardé samedi des positions militaires du régime en Syrie, en riposte à la chute de plusieurs obus tirés depuis ce pays voisin sur le plateau du Golan.

Les tirs errants au mortier en provenance de la Syrie en guerre sont fréquents sur le plateau du Golan. Israël riposte à chaque tir, qu’il soit errant ou intentionnel.

Depuis le déclenchement de la guerre civile en 2011 en Syrie, Israël a effectué de nombreux raids aériens contre des cibles dans ce pays, principalement contre des convois transportant des armes destinées au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu et qui aide militairement le régime syrien dans le conflit.

Samedi, l’armée a indiqué dans un communiqué que cinq projectiles avaient visé la partie israélienne du Golan. Les militaires ont « identifié les origines de tirs et visé des positions d’artillerie du régime syrien ».

Les tirs en provenance du territoire syrien ne font généralement pas de victimes.

Jeudi, un tir d’obus sur le Golan israélien avait également entraîné une riposte israélienne.

Le même jour, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que son pays riposterait à toute attaque contre son territoire.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant à la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 1er octobre 2017. (Crédit : Sebastian Scheiner/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant à la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 1er octobre 2017. (Crédit : Sebastian Scheiner/Pool/AFP)

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre.

Depuis la guerre de juin 1967, l’Etat hébreu occupe 1.200 km² du Golan (nord-est), dont l’annexion en 1981 n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, alors que les quelque 510 km² restants sont sous contrôle syrien.

La ligne de cessez-le-feu sur le Golan était considérée comme relativement calme ces dernières années mais la situation s’est tendue avec la guerre en Syrie.