Des experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vont avoir mercredi à Téhéran des discussions techniques sur une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien dans le passé, a annoncé lundi l’autorité nucléaire des Nations unies.

Il s’agit du premier rendez-vous de ce type depuis la conclusion, le 2 avril, d’un accord-cadre entre la République islamique et les grandes puissances sur le dossier du nucléaire iranien.

L’AIEA demande depuis 2011 à Téhéran de répondre à des allégations précises selon lesquelles l’Iran a réalisé des recherches et des travaux concrets, avant 2003, pour se doter de la bombe atomique.

L’Iran, qui a toujours nié chercher à fabriquer des armes nucléaires, n’a jusqu’à présent répondu que sur un nombre limité de ces points. Téhéran conteste notamment la véracité des documents sur lesquels s’appuie l’AIEA.

Le directeur général de l’Agence, Yukiya Amano, a régulièrement déploré un manque de coopération de Téhéran sur ce dossier.

Or, selon des diplomates occidentaux, l’apurement de ce volet est indispensable pour parvenir à un accord nucléaire définitif. Cet accord, qui doit être finalisé d’ici à la date butoir du 30 juin, porte sur une réduction draconienne des capacités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales.