« Des questions de divergence importantes et essentielles » existent toujours dans les négociations entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 sur le dossier nucléaire, a déclaré une source proche des négociateurs iraniens à cinq jours de la date butoir du 30 juin.

« Il est vrai que des progrès ont été réalisés et que des parenthèses ont été effacées dans une partie considérable du texte de l’accord final, mais les parenthèses qui restent concernent toutes des questions de divergence importantes et essentielles », a déclaré cette source citée par l’agence officielle Irna.

La nature de ces questions n’a pas été précisée, mais selon les médias iraniens elles concernent le calendrier pour la levée des sanctions, l’inspection des sites militaires, la perspective du programme nucléaire iranien et la taille du programme de recherche du pays.

Samedi, un responsable américain a déclaré pour la première fois que les négociations pourraient se prolonger de quelques jours au-delà de l’échéance fixée au 30 juin. L’Iran et la France avaient déjà exprimé leur scepticisme sur le strict respect des échéances.

L’Iran et les grandes puissances réunies au sein du groupe « 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont entamé cette fin de semaine à Vienne la dernière phase du marathon diplomatique pour solder le dossier nucléaire iranien, l’un des plus épineux des relations internationales contemporaines.

Après de longues années de tensions et 20 mois de discussions acharnées, ils vont s’efforcer de mettre le point final à un accord souvent qualifié d’historique. Le date butoir a été fixée au mardi 30 juin, mais le succès n’est en rien garanti.

L’objectif est de garantir que le programme nucléaire de la République islamique sera uniquement civil, en échange d’une levée des nombreuses sanctions internationales qui entravent depuis 2005 son économie.